À Cannes, un docu immersif plonge le public dans des œuvres de Banksy et les horreurs de la guerre

Publié le par Lise Lanot,

© ATM Virtual/Pixel Race

Le court-métrage Murals donne vie au travail de Banksy et met en lumière les sinistres de la guerre.

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En parallèle du Festival de Cannes, de sa compétition officielle, ses galères, ses polémiques et ses after-parties a lieu chaque année depuis 1959 le Marché du film du festival, une plateforme de rencontres professionnelles du cinéma. Cette année, le travail en Ukraine de Banksy y est, entre autres, mis en lumière à travers un documentaire immersif en 3D intitulé Murals.

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D’une durée de 8 minutes et 50 secondes, le court-métrage “met le public face aux dégâts de la guerre” en présentant, de la façon la plus réaliste possible, les œuvres que le street artiste britannique réalisait l’année dernière en Ukraine. Banksy avait représenté un petit judoka faisant une prise à un adulte ; une danseuse de GRS ; des enfants en train de jouer ; un char ; une femme portant un masque à oxygène ou encore un homme prenant un bain. Chaque œuvre reposait sur des murs et édifices détruits, afin que soient mises en lumière les catastrophes que connaît le pays.

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Murals - official teaser from PixelRace on Vimeo.

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Le projet, porté par le studio créatif Aggressive, la société de production ATM Virtual, l’artiste ukrainien 3D Artem Ivanenko et le sound designer Bartosz Putkiewicz, vise à montrer les horreurs de la guerre. “Ce projet est une lettre aux générations actuelles d’Ukrainiens, à nos amis et collègues, aux personnes dont on a photographié les maisons bombardées et aux héros qui sont actuellement dans les tranchées – nous nous souviendrons de tout, nous ne resterons pas silencieux.” Le public est plongé dans un univers sombre et douloureux. Les recréations 3D des ruines mettent en exergue les réalités vécues par la population tandis que les œuvres de Banksy individualisent les existences meurtries par la guerre.