Tous les Cannois seront d’accord pour le dire : alléluia, le Festival est enfin fini ! Et ils ne seront pas les seuls à s’en réjouir, car entre les stylistes éreintés à se trimbaler des valises remplies de fringues tout le long de la Croisette, les make-up artistes qui, après la 859e retouche maquillage de la journée, n’ont plus de poignet, les photographes à deux doigts de l’épilepsie à cause des flashs, les journalistes ciné qui ont beaucoup trop confronté leurs yeux aux écrans (coucou Arthur, Adrien et Flavio) et nous, nous qui ne savons même plus à quoi ressemble une journée sans tapis rouge : un temps calme est plus que jamais nécessaire (surtout que la Fashion Week arrive bientôt…).
À voir aussi sur Konbini
Alors histoire de célébrer toutes ces petites et grandes mains qui se sont activées pendant plus de deux semaines pour faire de ce Festival un véritable film, avec le glamour, les paillettes et tout le tralala qui nous fait rêver, on vous fait un petit récapitulatif des moments mode qu’il ne fallait pas rater.
#1- La robe sulfureuse de Bella Hadid en Saint Laurent

©Mike Marsland:WireImage
La veille, on apprenait qu’un dress code un peu ennuyeux venait d’être donné consistant à nexter toute tenue trop dénudée et trop volumineuse et bim, la queen du red carpet de la ville sudiste du cinoche nous a pondu un classique : une (presque) réplique de son grand moment en robe rouge de 2016, mais en noir cette fois-ci.
#2- Le keffieh de Sofiane Zermani

©Ernesto Ruscio/Getty Images
Le tapis rouge de Cannes est sans doute l’un des plus politiques en France. Souvenez-vous de la robe à l’effigie du drapeau palestinien de Cate Blanchett l’an dernier ou de cette femme qui avait fait la même chose l’année d’avant, en 2023 donc, mais avec les couleurs de l’Ukraine et qui s’était aspergée de sang. C’est le moment où de nombreux yeux dans le monde fixent la même chose donc autant dire que c’est le timing opportun pour faire passer un message. L’an dernier, le keffieh palestinien a été mis à l’honneur par Bella Hadid, cette année c’est notre Fianso national qui rappelle à quel point une simple étole peut signifier beaucoup.
#3- Les cuissardes Saint Laurent d’Alexander Skarsgard
On vous le disait déjà en 2022, mais les cuissardes, c’est depuis fort fort longtemps un truc de mec, ou du moins, une pièce mode non genrée. De toute manière, dans la mode, il n’y a qu’une seule règle : si tu slayes, c’est ok. Et franchement, quand on voit l’acteur suédois monter les marches avec autant de flow, on lui pardonnerait presque de l’avoir fait à l’envers à Shiv dans Succession (bon en vrai on lui pardonne elle a eu ce qu’elle méritait).
#4- La robe de The Row de Léna Mahfouf
On va remettre la mosquée au milieu du village une bonne fois pour toutes : ceci n’est pas une abaya et une abaya n’est pas un vêtement religieux. Et quand bien même, la robe The Row que portait Léna en serait une, pourquoi n’aurait-elle pas sa place sur un tapis rouge ? On ne le dit jamais assez mais une culture, ça se célèbre, se partage et se raconte. Léna Mahfouf était sublime dans cette robe qui, personnellement, m’a plus rappelé l’âge d’or hollywoodien des années 1950 et les robes Balenciaga de l’époque Cristóbal que ce que portait ma tante Cherifa au mariage de son fils. Il s’agirait de laisser les femmes se couvrir si elles en ont envie ou être à poil si elles estiment que c’est mieux pour elles et tout ceci est d’ailleurs très bien expliqué dans un article de Lucie !
#5- Une archive Balenciaga de 1947…
Je comparais juste au-dessus l’élégance de la tenue de Léna avec celle des robes que dessinait Cristóbal Balenciaga quand il était encore à la tête de sa propre maison et, par chance, Barbara Palvin s’est pointée de Cristóbal vêtue. Une archive – que dis-je une relique de la maison, datant de 1947. Rien n’est aussi parfait que la coupe de cette robe. À part peut-être le tombé du tissu qu’on doit à la bonne qualité de ce dernier, cette teinte qui rappelle les pivoines en fleur et, ce décolleté qui donne immédiatement un port de tête gracieux et élancé. La seule question que je me pose : pourquoi n’y a-t-il pas plus d’archives Balenciaga dans ce monde ?
#6- … Et une autre Mugler
Encore une fois, une styliste (ici Dani Michelle) a dépoussiéré un vieux look iconique pour le remettre au goût du jour. Cette pépite, l’une des plus belles tenues tapis rouge de cette 78e édition du Festival de Cannes, est issue de la collection « Cirque d’hiver » automne-hiver 1995/1996 et avait initialement été portée par Claudia Schiffer.
#7- Les Ray-Ban serties de diamants d’A$AP Rocky

©Samir Hussein/WireImage
Si vous ne le saviez toujours pas, le mec de Rihanna est devenu le tout premier directeur créatif de la marque à lunettes en février dernier. Alors on se doute bien que chacune de ses apparitions sera ponctuée de la dernière paire à avoir et parfois même, il se fera sans doute certains petits kiffs. Comme par exemple, celle qu’il portait sur le photocall de « Highest 2 Lowest » est en réalité un custom (fait sur mesure) avec un logo XL en or 18 carats serti de diamants naturels et de pierres précieuses. Vous avez dit bling ?
#8- Le tout premier sari Gucci
Quand je disais que toutes les cultures ont leur place sur le tapis rouge, Gucci m’a répondu avec du clinquant et du sexy avec une réinterprétation du sari, le vêtement culturel indien par excellence. Il s’agit évidemment (et c’est bien dommage) d’un custom réalisé pour l’actrice et chanteuse originaire de Bombay Alia Bhatt. C’est typiquement le genre de tenue qui nous rappelle pourquoi on aime la mode et on a clairement besoin de voir les maisons repenser certains vêtements et s’éclater les codes d’ailleurs. On se souviendra de ce sari Gucci et on garde nos yeux bien ouverts sur tout ce qui se passe côté mode en Asie du Sud car de nombreuses histoires sont à raconter avec panache.









