« Nos mères se sont battues pour que nos jupes puissent être courtes ! » C’était la revendication ce jeudi sur X/Twitter de Deborah Abisror-de Lieme, cadre du parti Renaissance, accompagnée de deux photos de notre reine Léna Mahfouf : l’une prise cette année à Cannes, avec une robe The Row, la marque des sœurs Olsen, et l’autre prise l’année dernière, en collection mariée de Vivienne Westwood.
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La cadre macroniste ajoutait : « Lena Situations 2024 vs 2025. L’entrisme passe d’abord par les codes vestimentaires , c’est pourquoi l’imposer à des fillettes c’est le fondement d’infiltration de nos sociétés ». Deborah Abisror-de Lieme reprochait donc à Lena Situations d’être trop couverte et d’influencer des jeunes filles en ce sens, tout cela en lien avec une prétendue volonté de prosélytisme religieux. Ce tweet intervient par ailleurs en plein débat sur le voile en France lancé par Gabriel Attal et la publication d’un rapport sur « l’entrisme » des Frères musulmans.
De nombreux internautes se sont insurgés contre cette sortie, arguant que Léna Mahfouf encourageait depuis toujours chacun(e) à s’habiller comme il ou elle le souhaite, et partageant également une autre robe qu’elle portait le même jour, certainement plus au goût de la femme politique. Dans la foulée, Deborah Abisror-de Lieme a supprimé son tweet et s’est excusée auprès de Léna :
« Je retire le tweet posté hier et présente mes excuses à Lena Situations. J’ai voulu aborder la mode du #modest qui se déploie sur les RS et concerne d’ailleurs différentes religions. Je l’ai fait maladroitement en citant en exemple une personne déjà largement ciblée par le harcèlement en ligne et c’était une erreur. »
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Le mal était fait. Léna Mahfouf elle-même a décidé de prendre la parole sur son compte Instagram dans la soirée, partageant une magnifique photo d’elle :
« Pendant ce Festival de Cannes, j’ai appris que selon certains j’étais enceinte… et que j’avais rejoint les Frères musulmans. Grosse pensée à toutes les femmes, car s’il y a bien une chose que je continue d’apprendre, c’est qu’on ne plaira jamais à tout le monde. Une pensée à nos mères qui ont marché pour que nous puissions CHOISIR nos vêtements. Merci. Et une pensée encore plus grande aux femmes musulmanes qui vivent ces jugements au quotidien mais sans le soutien d’Internet pour les défendre. »
On en est donc, en 2025, à devoir rappeler que les femmes s’habillent comme elles le souhaitent, et qu’il est encore temps de lâcher la grappe de toutes celles qui s’exposent comme elles le veulent. Dernier rappel : le harcèlement est puni par la loi.












