Si vous avez regardé le match Belgique-Sénégal dans la nuit de mercredi 1er juillet à jeudi, vous n’êtes sûrement pas passés à côté du maillot rose et bleu des Diables rouges. La Belgique a peut-être validé son billet pour les huitièmes au bout d’une bataille acharnée, mais c’est son maillot extérieur qui est devenu la star du match.
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Avec ses motifs et son dégradé bleu ciel, le jersey est un clin d’œil au surréalisme belge et à un chef-d’œuvre du peintre René Magritte. adidas s’est en effet inspiré de La Voix des airs et c’est probablement la première fois qu’une peinture du XXe siècle se retrouve sur une contre-attaque.
Et cette Coupe du monde ressemble de plus en plus à une exposition à ciel ouvert. La France a délaissé le simple bleu marine avec un maillot extérieur inspiré de la Statue de la Liberté, cadeau français offert aux US devenu symbole américain. L’Argentine, elle, puise dans le fileteado, cet art graphique coloré qui habille les bus et les façades de Buenos Aires.
Le Mexique rend hommage à son héritage précolombien avec des motifs inspirés de l’art aztèque (c’est d’ailleurs un des maillots les plus vendus depuis le début du Mondial). La Corée du Sud (RIP) intègre des hibiscus stylisés, fleur nationale du pays tandis que la Suisse réussit à faire d’un passeport une source d’inspiration graphique.
Les équipementiers l’ont compris : un maillot doit raconter une histoire, afficher une identité et se retrouver autant sur le dos des footeux que sur celui des fashionistas.












