Elden Ring Nightreign : vous détestez le mode solo ? Moi je l’adore

Elden Ring Nightreign : vous détestez le mode solo ? Moi je l’adore

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Par François Faribeault

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J'ai retrouvé ma bonne vieille exigence.

Depuis la sortie de Elden Ring Nightreign, des millions d’aventuriers se sont lancés dans une quête folle pour vaincre les boss majeurs de la Nuit ainsi que le vilain Nightlord. Chaque expédition se fait en équipe de trois – avec des inconnus, des amis ou des membres de la famille – mais il est aussi possible de se farcir une game en solo. Si le mode multi est l’essence même du jeu, j’ai décidé – en tant que fervent joueur des Souls – de tester mes limites en mode solo. Si d’abord il ne m’a apporté que souffrance et frustration, il m’a ensuite permis de m’élever spirituellement et de retrouver des sensations vécues sur les premiers Dark Souls.

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L’entraînement des plus grands

Aux premiers abords, ce mode solo revêt bien des défauts : trop difficile, trop pressant, il n’offre pas la moindre fenêtre à l’erreur. Après chaque expédition, on finit sur les rotules, sans avoir vraiment eu l’impression d’avancer. Même le patch de début juin – qui simplifie le mode solo – laisse une différence énorme de niveau avec le mode multi. Il serait donc logique de ne miser que sur le multi. D’un côté c’est fun puisque jouer avec ses potes c’est rigolo, on se fait piétiner mais on se tient la main hihi et de l’autre jouer en solitaire n’est que douleur éternelle.

Peut-être faut-il appréhender ce mode solo sous un autre angle : l’entraînement. Et c’est ce que je fais. J’apprends à maîtriser les différents personnages (Œil Perçant mon GOAT), je retiens les points intéressants de la carte, les pattern des boss et ainsi je reviens plus fort en mode multi. Le mode solo permet de devenir un meilleur allié et ça permet de retirer la potentielle frustration qui nous hante.

L’essence même des Souls (mais en plus nerveux)

Mais ce mode solo vient tirer quelque chose de plus de nous. Quelque chose de plus profond. De plus fort. J’y ai retrouvé des sensations perdues, des sensations que je n’avais pas eues sur Elden Ring. Certes, Elden Ring était exigeant mais il était possible d’échapper à des zones difficiles en farmant ailleurs. Dans Nightreign, ce n’est pas possible. Alors il faut try hard bien hardemment. Il faut embrasser sa peur d’entrer dans un camp ou une grotte. Il faut panser son exaspération après la perte d’un niveau et aller de l’avant. Il faut parvenir malgré la fatigue au bout de chaque journée. Et survivre avec ce qu’on a.

Étrangement, je me suis souvenu avoir ressenti ces frissons sur Dark Souls premier du nom. Évidemment, le gameplay n’est pas le même. Mais les émotions, si. Se retrouver face à un boss après une journée éreintante à speedrunner la map à la recherche d’équipement et de runes me rappelle les longues descentes en enfer entre un feu de camp et l’écran de fumée d’un boss comme celui entre le balcon des Archives du Duc et Seath l’Écorché. Affronter Gladius après 40 minutes de transpiration me replonge dans l’obscurité du Tombeau des Géants et son final face à Nito.

Si le mode multi est l’essence même de Elden Ring Nightreign, le mode solo est l’âme ressuscitée des premiers Souls. Et moi ça me fait mal plaisir.