“C’est beaucoup de travail, mon ancienne vie me manque” : Trump est déjà dans le regret

“C’est beaucoup de travail, mon ancienne vie me manque” : Trump est déjà dans le regret

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Par Théo Mercadier

Publié le

En roue libre, le président des États-Unis livre ses états d’âme à la presse ébahie.

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On en viendrait presque à le prendre en pitié, s’il n’avait pas tant meurtri la société américaine pour devenir ce qu’il est aujourd’hui. À l’occasion de “l’anniversaire” de ses 100 jours d’exercice du pouvoir, le président des États-Unis a accordé une longue interview à l’agence Reuters. Principalement axé sur les thématiques internationales – Trump menace à peu près quotidiennement de l’imminence d’une guerre de grande ampleur avec la Corée du Nord – l’entretien a vite pris une tournure très personnelle, et plutôt inattendue. On adore.

“Mon ancienne vie me manque, a-t-il déclaré devant un parterre de journalistes plus ou moins circonspects. Avant, j’avais peu de vie privée, car j’étais déjà connu depuis longtemps. Mais aujourd’hui, j’en ai encore moins, c’est quelque chose de fou et en même temps, je suis comme dans un cocon, car je suis très protégé et je ne peux aller nulle part.” Personne ne l’avait prévenu qu’être président impliquait nécessairement de mettre de côté pas mal de choses ? Trump regrette ainsi de ne plus pouvoir conduire lui-même les bolides au volant desquels il avait l’habitude de kiffer sa vie de milliardaire : “J’aime conduire. Je ne peux plus conduire désormais.” C’est ballot.

S’il a délaissé la conduite, Trump n’a pas pour autant tiré un trait sur toutes ses passions d’antan. Alors que, comme le rapporte le New York Times, Donald candidat avait promis à ses électeurs que Donald président [travaillerait] beaucoup et [n’aurait] plus le temps de jouer au golf”, les médias américains ont observé qu’il explosait tous les scores sur le green depuis le début de sa présidence. Sur ses 99 premiers jours au pouvoir, il a passé pas moins de 19 journées entières à taper dans une baballe, contre un pour Obama à son époque, zéro pour Bush et cinq pour Clinton. Mais comme il dit : “Mon ancienne vie me manque.”

Attendez, il y a mieux !

Apparemment désireux de vider son sac, Trump nous a fait une petite crise de surmenage face caméra. “J’ai plus de travail qu’avant, je pensais que ce serait plus facile”, s’est-il ainsi plaint, avant de rassurer à moitié son auditoire : “J’aime travailler, donc ce n’est pas un problème, mais c’est vraiment beaucoup plus de travail.”

C’est sûr que mettre au point des lois qui ne passent pas au Congrès et des décrets anti-réfugiés qui se font refouler par à peu près tous les juges fédéraux du pays, ça demande un certain investissement personnel. Courage Donald, il ne te reste plus que trois ans et neuf mois avant de pouvoir passer la main à quelqu’un d’un peu plus valeureux.

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