Il y a un an, des trottinettes Lime proféraient des insultes. L’explication ? Elles avaient été piratées. L’affaire d’aujourd’hui y ressemble mais paraît autrement plus grave : en Chine, certains vélos en libre-partage appellent à l’aide et on ne sait pas pourquoi. Un grand merci au média chinois Abacus qui nous rapporte cette dramatique histoire.
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Pour l’instant, on sait seulement que les pleureurs à deux roues ont été entendus à proximité d’un chantier abandonné, dans la ville de Changsha, la capitale de la province de Hunan. Une voix féminine, surgie du fin fond des circuits via ses haut-parleurs, prononce ces mots : « Petit vélo jaune au sol. Venez vite me sauver ! » Il semblerait que les gémissements émanent de vélos de la marque Ofo (un temps déployés en France puis rapatriés fissa) puisque ce sont les seuls à être jaunes. La vidéo de ce triste spectacle, immortalisé par Tencent New, a ensuite buzzé sur le Twitter chinois, Weibo.
D’après certains témoignages, les vélos hurlent nuit et jour et troublent le sommeil de certains habitants. Pire : certains ont d’abord cru que les cris venaient d’être humains, ce qui, on l’imagine bien, peut flanquer une certaine frousse. D’autres ont même atteint le point Godwin de la dystopie : on se serait cru dans un épisode de Black Mirror.
Pour mémoire, Ofo et ses petits concurrents ont connu une véritable débâcle à travers le monde. En Chine, des cimetières impressionnants jonchés de cadavres en aluminium sont sortis de terre. Le message des vélos Ofo rappelle donc, à qui veut bien l’entendre, que tous les vélos ne sont pas morts. Sollicitée par la presse, Ofo n’a pas encore fourni d’explications.
La simple évocation des vélos en libre-service fait rejaillir des souvenirs douloureux ? Nous sommes là pour vous écouter : hellokonbinitechno@konbini.com












