Le 12 septembre 2017, Apple a annoncé dans sa keynote la commercialisation prochaine de non pas deux mais trois nouveaux téléphones : l’iPhone 8, l’iPhone 8 Plus et l’iPhone X. Stratégie inhabituelle qui a pris tout le monde de court : pourquoi deux noms différents ? Comment se prononce ce fameux « X » ? Et, surtout, pourquoi pas d’iPhone 9 ???
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Interrogée à maintes reprises, Apple n’a jamais fourni de réponse officielle sur le squeez historique de l’iPhone 9. Néanmoins, tout le monde s’est accordé là-dessus : il s’agissait d’un coup de poker marketing pour attirer tous les regards vers l’iPhone X, un modèle censé proposer une rupture avec ses prédécesseurs.
Premier constat : l’iPhone X a été le premier téléphone d’Apple à porter un nom qui n’était pas un chiffre mais… une lettre. Ou plutôt, un chiffre romain : il est aujourd’hui convenu que le caractère X devait se prononcer « dix » et non « ix ». Un changement de branding qui n’est pas passé inaperçu.
Qu’avait-il de si différent, cet iPhone X ? Déjà, il était beaucoup plus cher : ce modèle a pour la première fois dépassé la barre symbolique des 1 000 dollars. Ensuite, côté produit : contrairement à ses ancêtres, l’iPhone X n’était plus doté du légendaire bouton « Home » — obligeant par conséquent à une modification des gestes de navigation. On le reconnaissait aussi par ses bordures fines et sa dalle OLED. Enfin, il apportait une autre grosse nouveauté : le Face ID, pour le déblocage. Un « iPhone 9 » n’aurait pas eu autant d’impact.
Qui plus est ce lancement intervenait en 2017, l’année où l’iPhone soufflait sa dixième bougie. Le chiffre 10 semblait donc parfaitement adapté.
On a pensé que l’iPhone 9 pourrait arriver dans un second temps, après la ribambelle d’iPhone X sortis les années d’après (les iPhone XS, XS Max et XR). Il n’en a rien été. En 2020, Apple a commercialisé les iPhone 12 et, en guise de modèle low-cost, l’iPhone SE 2, qui aurait éventuellement pu faire office d’iPhone 9 (des rumeurs allaient d’ailleurs en ce sens). Mais non.
Rappelons quand même que l’iPhone 9 n’a pas le monopole de la dérogation. À une époque bien lointaine que les moins de vingt ans n’ont pas connue, l’iPhone 2 a aussi connu ce triste sort en ne voyant jamais le jour. Est sorti à la place l’iPhone 3G grâce à cette heureuse coïncidence de l’avancée de l’Internet mobile.
Certains ont avancé que le squeez de l’iPhone 9 était peut-être un clin d’œil à Windows 9 qui lui non plus n’a jamais existé (décidément). Supputation qui n’a jamais été corroborée.
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