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On a classé (objectivement) les pires ennemis de l’équipe de France de football

Publié le

par Abdallah Soidri

Les équipes qu’on n’aime vraiment, mais alors vraiment pas du tout.

On a classé (objectivement) les pires ennemis de l’équipe de France de football

Photo by JOHN MACDOUGALL / AFP

En rugby, on appelle ça le “crunch”. En football, les matches France-Angleterre n’ont pas de nom, mais la rivalité entre les deux nations existe bien. Comme avec l’Espagne, l’Allemagne et l’Italie. En 118 ans d’existence, les Bleus ont eu le temps de se forger de sérieux antagonismes avec des nations adverses, bien souvent des pays limitrophes, mais pas seulement.

Alors que Français et Anglais se retrouvent en quart de finale de la Coupe du monde 2022 ce samedi, on a choisi de passer en revue les pires ennemis de notre équipe à tous.

#7. Brésil

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Depuis 1998 et la victoire des Bleus en finale de la Coupe du monde, ce n’est pas exagérer que de dire que les France-Brésil ont une saveur particulière. En 2006, l’affiche entre les deux derniers champions du monde nous a offert un sommet de foot, avec un récital de Zinédine Zidane (mais aussi de Patrick Vieira et Claude Makélélé, ne l’oublions pas).

Bien que les Brésiliens ne nous aient pas battus en compétition officielle depuis 1986 (Coupe du monde et Coupe des confédérations), il est difficile de les mettre plus haut dans ce classement. Et c’est peut-être pour cette raison.

#6. Belgique

Après que Samuel Umtiti a foutu le seum à tout un pays en marquant l’unique but de la demi-finale de la Coupe du monde 2018, et après la remontada en demi-finale (encore) de la Ligue des nations 2021, on aurait pu penser que les Belges deviendraient nos pires ennemis. Que nenni.

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Déjà, on ne joue pas dans la même cour et l’historique entre les deux nations ne suffit pas à créer une véritable rivalité, quand bien même la Belgique est l’équipe qui nous a le plus battus dans l’Histoire. Désolé, les Belges, mais être notre pire ennemi footballistique, même ça, vous n’y arrivez pas.

#5. Angleterre

C’est toujours jouissif de taper les Anglais, les inventeurs de ce sport appelé football dans lequel ils ne sont pas si forts que ça, alors qu’ils se la racontent grave. Pourquoi ? Parce que ces duels convoquent l’Histoire de France : Jeanne d’Arc, la guerre de Cent Ans, Waterloo, Austerlitz, le Brexit… et que personne n’y perd sa vie au coup de sifflet final.

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Si nos ennemis d’antan sont devenus nos amis depuis plus d’un siècle, un France-Angleterre en foot, c’est l’équivalent d’une bagarre pour s’amuser entre cousins. Même si c’est pour rigoler, on est quand même pas mal à ce jeu-là, dernièrement.

#4. Portugal

1984, 2000, 2006 : les rêves de titre européen ou mondial du Portugal se sont souvent heurtés au talent de Michel Platini et de Zinédine Zidane. À force de briser les rêves de toute une nation, le karma a fini par rattraper les Bleus. En 2016, en finale de notre Euro, la bande de Cristiano Ronaldo brise nos rêves de la pire des manières (qui se rappelle d’Eder, aujourd’hui ?). Un drame qui fait entrer la Seleção directement à la 4e place.

#3. Espagne

On aime détester l’Espagne au foot. Une équipe un peu crâneuse, qui joue bien, qui a souvent des effectifs bien dotés avec ses joueurs venus du Real Madrid et du FC Barcelone, mais qui a tendance à croire qu’elle nous est supérieure.

En 1984, les Espagnols pensent remporter l’Euro chez nous. Résultat : un coup franc de Michel Platini sous Luis Arconada. DEHORS ! Quart de finale de l’Euro 2000 : Zidane et Djorkaeff leur montrent la direction : DEHORS ! Six ans plus tard, ils sont persuadés de pouvoir envoyer Zizou en retraite anticipée au stade des huitièmes de finale du Mondial. Réponse du double Z, après la victoire 3-1 des Bleus : un signe d’au revoir du meneur de jeu pour dire “DEHORS !” Vous l’aurez compris, ce n’est pas l’amour fou.

#2. Allemagne

La sortie kamikaze du gardien de but Harald Schumacher sur Patrick Battiston en demi-finale de la Coupe du monde 1982 en Espagne est toujours l’un des plus gros traumatismes du football tricolore. Les images du joueur français sorti sur civière, la non-sanction par l’arbitre du portier allemand et le scénario déchirant de la rencontre ont longtemps fait de la Mannschaft, le plus grand ennemi de l’équipe de France. De l’eau a coulé sous les ponts depuis, mais le souvenir de Séville 1982 est si tenace, que l’Allemagne est deuxième de ce classement.

#1. Italie

Euro 2000. Coupe du monde 2006. France-Italie : une rivalité de finales, ô combien dramatiques, avec leur scénario qu’on pourrait croire sorti tout droit des cerveaux de Steven Soderbergh et William Shakespeare. Affronter l’Italie, cette sélection qui nous toise du haut de ses quatre titres mondiaux, ses préceptes tactiques et sa défense de fer, c’est éprouvant, physiquement et mentalement. Contre la Squadra Azzurra, plus que contre n’importe qui d’autre, la défaite est interdite. Car au bout, il y a souvent un titre en jeu.