L’initiative citoyenne lancée par l’association Against Conversion Therapy a franchi un cap important : elle a récolté plus d’un million de signatures, obligeant désormais la Commission européenne à se pencher sur la question.
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Cette pétition appelle l’exécutif européen à instaurer une interdiction ferme et contraignante des thérapies de conversion, des pratiques très controversées visant les personnes LGBTQ+. Leur objectif : forcer un changement d’orientation sexuelle ou d’identité de genre.
Ces méthodes, qui reposent sur l’idée fausse que l’homosexualité serait une pathologie, peuvent être particulièrement violentes : exorcismes, traitements par électrochocs ou stages de « réhabilitation » en font partie.
En 2020, un expert indépendant mandaté par l’ONU dénonçait ces pratiques, les comparant à des actes de torture, appelant à leur interdiction globale. En France, une loi a été adoptée en 2022 pour les proscrire. Toutefois, plusieurs pays européens — parmi lesquels le Royaume-Uni, l’Italie ou encore l’Autriche — n’ont pas encore légiféré en ce sens.
La pétition formule plusieurs demandes précises :
- Inscrire les thérapies de conversion parmi les “eurocrimes”, ces infractions jugées suffisamment graves pour justifier une législation harmonisée dans toute l’Union, à l’image du terrorisme ou de l’exploitation sexuelle.
- Mettre en place des normes minimales garantissant les droits, la protection et l’accompagnement des victimes de ces pratiques.
La date limite pour atteindre le seuil requis était fixée à samedi à 23h59. Le lien de la pétition a largement circulé sur les réseaux sociaux, relayé notamment par de nombreuses figures publiques, en particulier dans la sphère francophone. Près de la moitié des signataires sont d’origine française.
Atteindre un million de signatures est la condition nécessaire pour que la Commission européenne examine la demande et rende une réponse officielle. Cela ne garantit pas pour autant l’adoption d’une loi à l’échelle de l’UE.









