Le Louvre n’ouvre pas lundi après le vol des bijoux. On vous rappelle les faits du cambriolage spectaculaire ayant eu lieu ce dimanche 19 octobre.
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Huit bijoux « d’une valeur patrimoniale inestimable », dont le diadème de l’impératrice Eugénie et deux colliers, ont été dérobés lors du cambriolage dimanche matin au musée du Louvre à Paris, a annoncé le ministère français de la Culture dans un communiqué.
Un neuvième objet, la couronne de l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III (empereur de 1852 à 1870), a été abandonné dans leur fuite par les malfaiteurs et son état est « en cours d’examen », a détaillé le ministère, qui précise que « deux vitrines de haute sécurité » ont été prises pour cibles lors du cambriolage.
Selon la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau, un « commando » de quatre personnes est recherché après avoir perpétré ce spectaculaire vol. Ces quatre hommes avaient le visage « dissimulé » et se sont enfuis « sur des scooters de haute puissance », a ajouté la magistrate sur la chaîne de télévision BFM TV, évoquant aussi la possible existence de « commanditaires » et de « petites mains » au sein de ce groupe criminel.
Parmi les huit bijoux volés dans la galerie d’Apollon du musée, qui datent tous du XIXe siècle, figure notamment le collier de la parure de saphirs de la reine Marie-Amélie (épouse de Louis-Philippe Ier, roi des Français de 1830 à 1848), et de la reine Hortense (mère de Napoléon III), qui est composé de huit saphirs et de 631 diamants, selon le site internet du Louvre.
Les cambrioleurs se sont également emparés du collier en émeraudes de la parure de Marie-Louise, seconde épouse de Napoléon Ier (impératrice de 1810 à 1814 puis en 1815), qui se compose de 32 émeraudes et de 1.138 diamants. Le diadème de l’impératrice Eugénie compte lui près de 2.000 diamants, indique Le Louvre sur son site.
Selon le ministère, les alarmes, situées sur la fenêtre extérieure de la galerie d’Apollon ainsi que sur les deux vitrines haute sécurité, se sont déclenchées au moment de l’effraction, qualifiée de « particulièrement rapide et brutale ». Cinq agents du musée étaient alors présents dans la galerie et dans les espaces adjacents et sont « immédiatement intervenus » pour prévenir les forces de l’ordre et assurer l’évacuation du public, assure le ministère, qui a salué leur « professionnalisme ».
Grâce à leur intervention, « les malfaiteurs ont été mis en fuite laissant derrière eux leurs équipements », assure le ministère.









