Roman Polanski n’aura pas eu l’hommage attendu. La rétrospective célébrant son œuvre hier soir à la Cinémathèque française a été perturbée par un rassemblement des militantes féministes.
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Une rétrospective controversée, mais maintenue
Comment honorer un homme accusé d’agressions sexuelles ? En le séparant de son œuvre, avait répondu la Cinémathèque dans un communiqué qui fut vivement critiqué :
« Nous ne décernons ni récompenses ni certificats de bonne conduite. Notre ambition est autre : montrer la totalité des œuvres des cinéastes et les replacer ainsi dans le flux d’une histoire permanente du cinéma.
Nous n’avons donc rien à débattre avec des gens qui exigent de la Cinémathèque française l’abandon de sa mission fondamentale : montrer inlassablement l’œuvre des grands cinéastes. »
Communiqué de La Cinémathèque à propos de Roman Polanski pic.twitter.com/Z2PfVATX9P
— Chloé (@dove_season) 25 octobre 2017
Si cet hommage a ainsi été défendu par l’institution, au nom de son indépendance, il « contribue à la culture du viol » selon Marlène Schiappa. La secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes a dénoncé cet évènement ce matin, sur LCI :
« C’est ce qui contribue à la culture du viol que de minimiser ou de relativiser les viols et les agressions sexuelles, selon le talent ou selon la notoriété de la personne qui est mise en cause. »
Une culture du viol qui visiblement se pérennise : la Cinémathèque compte bientôt rendre hommage à Jean-Claude Brisseau, condamné en 2005 pour harcèlement sexuel. De son côté, Roman Polanski a réagi en comparant les agissements des Femen à ceux des nazis (« Avant, on pouvait brûler les livres, comme Hitler ») tout en rajoutant, évoquant le passage au numérique dans l’industrie du cinéma : « On passe d’un support à l’autre en dépit de certains zinzins. »












