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Pendant ce temps, Pablo Puyol (Pedro dans Un, dos, tres) enchaîne les blackfaces à la télé

Pendant ce temps, Pablo Puyol (Pedro dans Un, dos, tres) enchaîne les blackfaces à la télé

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© Capture d’écran Youtube Gestmusic We Are Banijay

Jason Derulo, Bruno Mars ou encore Stevie Wonder… l’acteur n’a eu de cesse d’incarner des chanteurs racisés avec des attributs aussi problématiques que grossiers.

Absent de Un, dos, tres : nouvelle génération, suite de la série iconique, Pablo Puyol (aka Pedro l’asticot) n’a pas pour autant chômé. Un peu de séries par-ci, du cinéma par-là, un album solo qui ne rencontre pas vraiment le succès ainsi que pas mal de comédies musicales. Mais surtout, une participation à l’émission Tu cara me suena, où chaque semaine des stars plus ou moins au creux de la vague prennent l’apparence d’un chanteur le temps d’un titre interprété en live. Les plus vieux d’entre nous qui regardent encore la télé vous diront même que nous avons eu le droit à notre propre version en France en 2013, nommée Un air de star, mais qui a fait un flop côté audiences. En Espagne, l’émission est pourtant un banger qui fait les beaux jours d’Antena 3. Pablo Puyol y a fait le show, campant tour à tour Adam Levine des Maroon 5, Bon Jovi, Anastacia… mais aussi Jason Derulo ou Stevie Wonder. Vous le sentez venir, le bourbier ?

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À de nombreuses reprises, le comédien et chanteur a performé avec des blackfaces. Pour Stevie Wonder, le make-up est aussi gênant qu’affligeant. Dreads grossières, nez exagéré. Le jury et le public (plutôt caucasiens, pour la précision), eux, sont juste… hilares. Même “direction artistique” pour son imitation de Jason Derulo, où l’équipe chargée du maquillage a poussé la faute de goût (#euphémisme) jusqu’au torse. Mais ce n’est pas tout : encore une fois, l’acteur semble avoir une prothèse au nez, les lèvres élargies… Alors que pour “devenir” Adam Levine, chanteur pourtant objectivement très éloigné de son apparence physique, Pablo Puyol se contente d’un peu de cire dans les cheveux, des lentilles de couleur et un simple contouring. Rien. Ne. Va.

Impossible de déplorer des “circonstances atténuantes” à l’acteur ainsi qu’à la team qui l’entoure : les images datent de 2015, donc pas si vieilles. Pour mémoire et parce que, hélas, cela semble encore nécessaire, le blackface est un processus théâtral datant de plusieurs siècles qui n’a eu de cesse d’humilier des personnes noires pour provoquer les rires de personnes… blanches. Raison de plus pour être team Roberto si vous regardez à nouveau Un, dos, tres ou sa suite, donc.