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On a classé (objectivement) tous les films du Monsterverse

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On a classé (objectivement) tous les films du Monsterverse

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C’est de pire en pire, en fait.

Dans un coin, on a Godzilla, dieu des lézards mesurant entre 50 et 300 mètres de haut, véritable icône de la culture japonaise depuis 1954 et créature centrale de plus de 30 films.

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En face, on a Kong, gorille géant apparu pour la première en 1933 dans un film et véritable tourmenteur du peuple américain.

En 2015, la Warner Bros annonce que les deux géants vont faire partie du même univers dans une série de films. L’univers se nomme le Monsterverse et aujourd’hui, il est composé de quatre films.

On les a classés.

#4. Godzilla 2 : Roi des monstres (2019)

Aïe aïe aïe. Avec Godzilla 2 : Roi des monstres, le Monsterverse tente de rendre son univers cohérent et surtout, pris au sérieux. Et il faut avouer que ça ne fonctionne pas. Dans un film où on nous promet des combats colossaux entre monstres géants, on suit davantage des humains aux desseins obscurs alors qu’en vrai, on s’en tamponne. Les gars, on est là pour voir des monstres se taper, c’est tout. Hélas, lorsque ce moment arrive, ça flop complètement, dû à un Ghidorah, pourtant attendu, très moyen.

Le petit détail qui m’a provoqué un AVC : quand Madison, le personnage interprété par Millie Bobby Brown, alors enfant, se balade sans prendre un dégât dans les pattes de Godzilla et Ghidorah.

L’élément que j’ai apprécié : aucun.

#3. Godzilla vs Kong (2021)

Si Godzilla 2 fut 100 % une purge, Godzilla vs Kong ne fut une purge que pendant la moitié du film. Je ne vais pas vous mentir, tout ce qui est de l’ordre de l’intrigue d’Apex et leur désir de voler la source de puissance de Hollow Earth ne m’intéresse pas. Le film ne parvient pas à rendre cet aspect digne d’intérêt. Et puis perso, je suis là pour voir Kong et Godzilla se mettre des tartines entre des gratte-ciel pendant que l’humanité déguste, donc donnez-moi ça, et je vous offrirai un Oscar ou un truc comme ça (Pacific Rim le faisait très bien).

Le petit détail qui m’a fait éternuer de gêne : toute l’intrigue avec Madison encore une fois. Désolé, mais ce personnage est une tombe scénaristique. Son daron, c’est pire : tout le film, il ne fait que regarder à travers un écran le monde se déchirer.

L’élément que j’ai apprécié : je dirais le duel final, mais c’est vraiment pour trouver un point positif.

#2. Kong: Skull Island (2017)

Bon, ne comparons pas ce film avec le King Kong de Peter Jackson, ce serait se faire du mal. Même si le scénario de Kong: Skull Island tient en une phrase courte sans verbe conjugué, je me suis parfois laissé surprendre par un élément : Kong lui-même. Clairement, les deux heures passées sur l’île ne servent qu’à l’introduire lui et le Monsterverse, mais elles le font efficacement tant on voit la créature sous son meilleur jour : en contre-plongée. C’est fou comme le gigantisme fonctionne bien et comme les deux films d’après l’ont oublié. Après, c’est comme d’hab, les personnages humains sont inexistants dans leur construction et beaucoup trop présents dans leur cliché.

Le petit détail qui m’a embêté : développer un antagoniste humain. Mettez-nous juste une créature géante et on est contents, hein.

L’élément que j’ai apprécié : la scène où Kong se balade dans le lac. On a une vraie sensation d’immensité du gorille, ça fait plaisir, je suis team Kong maintenant.

#1. Godzilla (2014)

Finalement, le meilleur film sur le Monsterverse est celui qui ne parle pas du Monsterverse puisque Kong n’est même pas évoqué. Commencer la saga par ce film est un vrai plaisir, car sa vraie force consiste à ne pas montrer Godzilla. De fait, il faut attendre une heure pour enfin l’apercevoir. Le film joue sur l’absence du monstre pour nous le faire apprécier et ça fonctionne. Il est aussi intéressant de ne voir Godzilla et les MUTO que depuis le point de vue des êtres fragiles que nous sommes. Les deux heures passent comme l’odeur du pain grillé au matin et on sent que ce film a été réalisé pour exister seul, loin du Monsterverse.

Le petit détail qui m’a chafouiné : le fait que ça se passe encore et toujours aux USA. Et Paris, dans tout ça ? Marseille ? Vierzon ?

L’élément qui m’a particulièrement plu : la scène où la porte se ferme au moment où Godzilla affronte le petit MUTO.