Macarena, Las Ketchup, Tic Tic Tac : on a classé (objectivement) les meilleures chorégraphies (celles que tu ressors à tous les mariages)

Macarena, Las Ketchup, Tic Tic Tac : on a classé (objectivement) les meilleures chorégraphies (celles que tu ressors à tous les mariages)

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© Youtube Los Del Rio

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Par Kévin Pinto

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Qui fait le Madison en tournant, ici ?

On peut le dire : hormis quelques personnes talentueuses, nous ne sommes pas de grands danseurs. Mais ça ne nous empêche pas de vouloir claquer nos meilleurs mouvements sur la piste en soirée. Heureusement, pour nous sauver, certaines chansons possèdent leurs petites chorégraphies officielles. Celles que toute la famille connaît et qu’on a parfois un peu honte de réaliser. Faites un peu de place chez vous : on vous a préparé le classement des meilleurs chorégraphies. Histoire de briller lors du prochain mariage de votre cousine.

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#10. La Chenille

Une raison de vivre pour certains. Un enfer pour (beaucoup) d’autres. Et une question : comment la chenille peut traverser inlassablement les époques ?

Inévitablement, à chaque mariage, quelqu’un (ton oncle après son 7e verre) sort de l’ombre pour saisir les épaules d’un innocent qui passait par là et lancer la maudite chenille. Plus elle avance, plus elle compte de pattes qui sortent de la file pour inviter des gens à la rejoindre. C’est généralement le moment idéal pour aller aux toilettes et éviter ce terrible défilé.

Le plus fou, c’est que la chenille s’invite même dans les chansons qui ne sont pas la sienne. Un peu comme ceux qui dansent le rock sur des genre qui n’ont rien à voir. Aussi, je vous le demande solennellement : mettez fin à tout ça. Et c’est valable aussi avec la Queuleuleu et toutes ses variantes.

#9. La danse d’Hélène

Je mets le doigt devant. Je mets le doigt derrière. Je mets le doigt devant. Je fais de tout petits ronds. Je fais le Boogie-Woogie. Je fais le tour de moi-même. Et je vais en avant.

L’avantage de « La danse d’Hélène », c’est que les paroles se contentent d’expliquer la chorégraphie. Pas de mouvements à retenir, il y a juste à écouter et c’est accessible pour tout le monde.

L’inconvénient de la danse d’Hélène, c’est que, depuis 1996, plus personne ne l’écoute. Hormis quelques nostalgiques aux goûts douteux, Hélène et son interprète Real Joy sont tombées dans les oubliettes. Entre la choré et la chanson entêtante, il y avait du potentiel. Mais les regrette-t-on pour autant ? Allez, on va de l’avant.

#8. Stach Stach

La choré pour ceux qui n’aiment pas les chorés. Danser, pour beaucoup, ça s’apparente à une corvée. Alors, autant essayer de leur rendre la tâche plus facile

En 2002, tout juste sortis du Morning Live, Michael Youn, Vincent Desagnat et Benjamin Morgaine rentabilisent les costumes des Bratisla Boys avec « Stach Stach ». Comme tout bon succès un peu con qui se respecte, le son possède sa choré. Et la bonne nouvelle, c’est qu’elle ne demande pas trop d’efforts. Des petits balanciers des bras, quelques sauts, et le tour est joué.

Malheureusement, la carrière du groupe slovakistanais sera courte. Après un second single, Its Kyz Mai Laife, en duo avec Gad Elmaleh, Dvorjak, Piotr et Olaff disparaissent en mer. Terrible.

#7. Le Madison

La choré emblématique de Karine, célibattante, attachiante, maman de trois petits loulous. Le Madison se rapproche quasiment d’un documentaire animalier. Dès les premières notes de « Last Night » de Chris Anderson et DJ Robbie (LA chanson officielle), on entend immédiatement un bruit sourd de chaises qui reculent, suivi de la course effrénée d’une meute de secrétaires de direction, mèche colorée de leur coupe Pixie dans le vent

Impossible d’y échapper. C’est leur moment. Trois petits pas à droite, trois petits pas à gauche, trois petits pas en arrière, une petite avancée sur la pointe des pieds avant un incroyable quart de tour sauté. Les plus techniques d’entre elles s’offrent même le luxe de rotations sur elle-même pour se déplacer. Babahoo, babahoo, babahoo, bam, bam.

#6. Danza Kuduro

Le Madison 2.0, tout simplement. Une nouvelle génération de Karine en remplace une autre. C’est aussi ça, le cycle de la vie.

Le son est désormais plus latino mais la chorégraphie reste sensiblement la même. Seule différence : elle se veut un peu plus lascive et dynamique. Un indice de sudation plus important qui lui vaut d’être classé devant sa grande sœur américaine. Pour le reste, ça reste une chorégraphie de meuf cash qui appelle ses amies « mes follasses d’amour ». Évidemment, aucune moquerie ici, juste de la sociologie.

#5. Waka Waka

On a beau les aimer, certaines chorégraphies nous rappellent cruellement que nous n’avons aucun talent de danseur. Malheureusement, n’est pas Shakira qui veut. Quand la Colombienne remue son bassin comme seule elle sait le faire, nous, on ressemble à quelqu’un en train de prier en espérant que les toilettes se libèrent rapidement.

Mains jointes et petit lancer de bras : la choré de la chanson officielle de la Coupe du Monde 2010 s’est rapidement imposée comme une incontournable des mariages et des soirées, entre deux sons de Céline Dion et des Spice Girls. Mais l’histoire ne raconte pas si Gourcuff et Ribery dansaient le Waka Waka dans le bus de Knysna.

#4. Tic Tic Tac

Bate forte o tambor. Eu quero é tic, tic, tic, tic, tac. Au rayon chorégraphies qui donnent un air con, « Tic, Tic Tac » de Carrapicho n’a pas grand chose à envier aux autres. Et en creusant un peu, on comprend pourquoi. Cette danse traditionnelle amazonienne, le bumba-meu-boi, évoque la mort et la résurrection d’un bœuf.

Voilà. Maintenant, vous saurez que pendant l’été 1996, lors du mariage de votre cousine, vous avez rendu hommage à un bovin ressuscité au milieu d’une salle des fêtes. Le bon côté, c’est que la choré vous aura au moins fait travailler les cuisses. Après tout, on peut rendre hommage à des animaux tout en faisant une petite séance de sport. Mais ça explique peut-être aussi pourquoi les Carrapicho ont rapidement quitté nos playlists.

#3. Paris Latino

Attention, chorégraphie pour les puristes. Podium oblige, on va commencer à parler de grands talents. Houcine, Nolwenn, Emma, Jérémy, Aurélie, Anne-Laure, Fabien, Alexandre et, surtout, l’immense Georges-Alain. Bref, la team de choc de la Star Academy 2 emmenée par l’iconique Kamel Ouali.

Alors, oui, ce n’est sans doute pas la chorégraphie la plus célèbre de ce classement. Mais celles et ceux qui avaient 10 ans au début des années 2000 ont forcément secoué leurs petites mains et fait la vague devant leurs télés avec les candidats de la Star Ac. Et si ce n’est pas le cas, vous n’avez pas eu d’enfance, désolé de vous le dire. Chorégraphie numéro 1 dans mon cœur mais, paraît-il, il faut essayer d’être objectif. Que bueno, que rico, que lindo ?

#2. The Ketchup Song (Asereje)

On ne remerciera jamais assez Las Ketchup. Déjà, pour leur chorégraphie. Plutôt amusante, simple à retenir et ne demandant pas de compétences techniques (que nous ne possédons pas, de toute façon).

On secoue ses mains l’une par dessus l’autre, des petits mouvements de pouces latéraux, et on remue des genoux avec les mains sur la tête. On a l’air un peu con mais ta nièce de 7 ans comme ta grand-mère de 80 peut maîtriser. C’est ce qu’on attend d’une chorégraphie de mariage. Mais, le petit plus, c’est que le refrain ne veut rien dire. Et le yaourt, ça, on adore. Pas besoin d’essayer de parler espagnol en se remémorant ses cours de LV2 au collège. On peut raconter n’importe quoi, ça passe. Que demander de plus ? Merci les Ketchup.

#1. Macarena

Qui d’autre pouvait prétendre à la première place ? Franchement ? La chorégraphie incontournable de tous les mariages, tous les bals, toutes les fêtes, toutes les soirées depuis 30 ans. D’ailleurs, c’est la choré qui porte toute seule sa propre chanson. Qui a déjà écouté la Macarena sans danser, juste par amour de la musique ? Personne.

Une chorégraphie que l’on doit à la reine Mia Frye, évidemment. Pas ses mouvements les plus compliqués, soyons honnêtes. Mais elle peut se vanter d’avoir inventé la danse la plus populaire du monde, celle que tout le monde connaît sans exception. Elle peut en être fière. Ça, et aussi d’avoir découvert les L5. Mais c’est encore une autre histoire.