De Scream à Devine qui vient dîner ? : les films qui ont inspiré Get Out

De Scream à Devine qui vient dîner ? : les films qui ont inspiré Get Out

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Par Pauline Mallet

Publié le

Le Silence des agneaux, de Jonathan Demme (1991)

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Au même titre que le héros de Get Out se retrouve coincé dans une situation aussi flippante que malsaine, la jeune agente du FBI interprétée par Jodie Foster est lentement prise au piège par les mensonges du manipulateur Hannibal Lecter.

Rosemary’s Baby, de Roman Polanski (1967)

Dans ce film hautement angoissant, Mia Farrow joue une femme enceinte dont le futur bébé est au centre des attentions d’une secte sataniste.

Les Femmes de Stepford, de Bryan Forbes (1975)

Ces derniers temps, Jordan Peele n’a cessé de citer ce film pour son message fort sur le sexisme. Mais alors que le long-métrage de Bryan Forbes et Rosemary’s Baby dénoncent le contrôle du corps des femmes, Get Out met en scène l’exploitation des corps des personnes issues de minorités ethniques. Le réalisateur assume tout à fait cette transposition :

“Il me semble que ce n’est pas un si grand écart, pour un genre qui brasse de telles idées, que d’aborder la question raciale.”

Shining, de Stanley Kubrick (1980)

Le chef-d’œuvre de Stanley Kubrick fait clairement partie des grandes influences de Get Out. Dans le cas qui nous intéresse, l’hôtel isolé est remplacé par la maison familiale de la petite amie du héros, dont les secrets vont vite faire sombrer le pauvre Chris dans la folie – tout comme Jack va complètement péter un câble entre les murs du mystérieux Overlook Hotel.

Halloween, de John Carpenter (1978)

Les voisins n’étaient déjà pas un cadeau dans le classique de John Carpenter… Dans Get Out aussi les apparences sont bien trompeuses.

Gremlins, de Joe Dante (1984)

Avec Gremlins, Joe Dante a donné une autre dimension au film d’horreur. L’histoire ne se passe pas à Halloween, mais à une période qui pourrait être considérée comme son contraire : Noël. Joe Dante déroule son histoire comme un conte, tout en lui donnant un ton humoristique.

Misery, de Rob Reiner (1990)

Les thèmes de l’obsession et de la séquestration, le méchant qui vient de là où on ne l’attend pas… Plus qu’un film d’horreur, Misery est un thriller – et Get Out peut également se vanter d’être les deux.

Les Dents de la mer, de Steven Spielberg (1975)

Devant le premier grand film de Spielberg, les spectateurs sont saisis d’une angoisse sans fin, alors qu’ils ne voient qu’à peine le tueur des mers. Dans Get Out, la peur vient de cette même faculté d’imagination : le spectateur ne voit pas concrètement le danger, mais il l’imagine.

La Nuit des morts-vivants, de George Romero (1968)

Il n’est jamais bon de vivre dans la peur. Dans ce long-métrage, qui est considéré comme le premier vrai film de zombies, l’un des personnages principaux est un Afro-Américain qui se retrouve coincé dans une maison assiégée par des morts-vivants, en compagnie de Blancs qui ne lui veulent pas nécessairement du bien – ce qui l’entraîne dans le cercle vicieux de la paranoïa. Jordan Peele établit volontiers un parallèle entre son film et celui de Romero :

“Chris, dans sa paranoïa raciale, fait face à quelque chose qu’il n’aurait pas vécu s’il avait été un homme blanc et qu’il se passait des choses similaires.”

Devine qui vient dîner ?, de Stanley Kramer (1967)

Comme dans Get Out, une jeune fille blanche présente son fiancé noir à sa famille. En plus d’être un véritable monument du cinéma américain, ce film avec le génialissime Sidney Poitier constitue l’un des grands jalons de l’histoire du mouvement antiraciste aux États-Unis.

Le Sous-sol de la peur, de Wes Craven (1991)

Ce film d’horreur raconte l’histoire d’un jeune garçon noir qui cambriole la maison d’une famille aussi mystérieuse qu’inquiétante. Ce n’est qu’une fois entré dans la demeure que le cauchemar commence pour le héros… Le réalisateur de Get Out s’est inspiré de ce film pour évoquer le thème de l’esclavage et le fossé qui peut exister entre les différentes communautés :

“[…] Le Sous-sol de la peur renvoie, intentionnellement ou pas, à une certaine peur de ce qui se passe au sein des familles blanches, une fois la porte de leur maison fermée.”

Candyman, de Bernard Rose (1992)

Il suffit de citer son nom cinq fois pour que le terrifiant Candyman se manifeste. Même si Jordan Peele n’a pas repris cette faculté d’apparition pour ses méchants, les références visuelles sont multiples.

Scream, de Wes Craven (1996)

Quand l’horreur est couverte de satire et d’ironie. C’est ce que Scream a apporté au genre : un ton plus léger, sans pour autant abandonner la terreur. Le long-métrage de Wes Craven est devenu un classique grâce à son côté “méta”. Le film semble s’analyser lui-même, tout comme le fait Get Out, en adoptant à quelques moments un ton plus léger et en versant dans la satire sociale.

Bonus :

On peut ajouter à cette liste de films un sketch phare d’Eddie Murphy, intitulé “Haunted Houses”. L’acteur y analyse avec humour la réaction des personnages de films d’horreur face à une maison hantée, en fonction de leur couleur de peau. Il se demande notamment pourquoi certains ne “dégagent” pas (“get out” en VO) dès qu’ils voient un fantôme.

“J’ai regardé Poltergeist le mois dernier et j’ai une question : pourquoi les Blancs ne quittent jamais la maison quand elle est possédée ? Pourquoi restent-ils dans la maison tout ce putain de temps ? Dégagez de cette maison !”