Un cinéma public de six salles et 865 fauteuils ouvre mercredi à Bobigny, ville-préfecture du département de Seine-Saint-Denis qui en était dépourvue depuis sept ans, avec pour parrain l’acteur et réalisateur Jean-Pascal Zadi. Le territoire d’Est ensemble, regroupant neuf villes de Seine-Saint-Denis, se targue d’exploiter « le premier réseau de cinémas publics de France », avec désormais six établissements.
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Jean-Pascal Zadi s’était amusé à faire la promotion du nouveau lieu à Bobigny, haut-parleur à la bouche, pour un clip diffusé sur les réseaux sociaux. Il sera présent pour la projection mercredi à 16H30 du film Le rêve américain, lui qui « est né à Bondy, habite le territoire d’Est ensemble et a beaucoup tourné à Bobigny, notamment les deux saisons de sa série En Place« , mentionne le directeur d’exploitation, Victor Courgeon. La campagne de promotion a aussi impliqué des habitants, ainsi que le jeune rappeur balbynien WaïV ou la documentariste Aïssatou Bathily.
L’ouverture du nouveau complexe culturel est attendue depuis des années dans la ville-préfecture de Seine-Saint-Denis, département le plus jeune et le plus pauvre de France métropolitaine. La ville de plus de 55 000 habitants n’avait plus de cinéma depuis la fermeture du Magic en 2019, qui ne comptait alors que deux salles dans un centre commercial devenu vétuste puis démoli. La population y bénéficiait cependant de projections itinérantes.
Le nouveau lieu porte le nom d’une pionnière du cinéma tombée dans l’oubli, Alice Guy, choisi par des habitants à l’issue d’une « consultation citoyenne ». Il se situe dans le nouveau quartier « coeur de ville », entre préfecture et hôtel de ville, desservi par métro, tramway et bus.
Fruit d’un investissement global de 23 millions d’euros, ce complexe sur trois niveaux apparaît vaste, élégant et très bien équipé, trois de ses six salles étant modulables pour accueillir également du spectacle vivant, a constaté une journaliste de l’AFP. Son hall comprendra un café-librairie, dans une ville qui n’en a pas.
Il mise sur l’attractivité de ses petits prix (4 à 7 euros la place) et son profil de « cinéma généraliste », proposant « à la fois du blockbuster et du cinéma d’art et d’essai ». Il développera « un axe fort autour du jeune public » ainsi que « l’éducation à l’image, une des priorités du réseau », souligne M. Courgeon.
« Ce sont des cinémas publics qui s’autofinancent à un peu plus de 50%, malgré des tarifs très bas, et qui ont la particularité d’organiser énormément de débats : on est à 500 rencontres annuelles dans les 14 salles (déjà existantes) de notre réseau », a fait valoir Alexie Lorca, vice-présidente chargée de la Culture et de l’Education populaire à Est ensemble, vantant « un service public de la culture ».












