AccueilPépite

5 dingueries qu’on a apprises sur Tarantino en matant le docu QT8 

À méditer

5 dingueries qu’on a apprises sur Tarantino en matant le docu QT8 

Par Antonin Gratien

Publié le

Saviez-vous qu'il utilisait un sex-toy géant pour dissuader son équipe de s'endormir sur les tournages ? Nous, non.

Le dixième (et supposément dernier) film de Tarantino se fait diaboliquement attendre – à peine son scénario vient-il d’être bouclé. Heureusement, on a trouvé l’astuce pour prendre notre mal notre en patience : replonger dans la filmographie du réal’. Et pour ça, rien de tel que QT8, un documentaire chapeauté par Tara Wood qui dévoile les ficelles du plus pop des cinémas made in US à travers une flopée d’images d’archives. Et de rencontres aux côtés de pointures du grand écran ayant accompagné, un moment ou l’autre, l’auteur vedette de Pulp Fiction – et de tant d’autres. Au micro, Samuel L. Jackson, Tim Roth ou encore Jamie Foxx dévoilent leurs plus beaux souvenirs. Sertis d’un sacré paquet d’anecdotes. Florilège.

1. Pour tourner Reservoir Dogs, Tarantino était tellement en dèche que les comédiens portaient leurs propres sapes 

Remontons la bobine. Au moment de filmer son premier long-métrage, celui qui n’était pas encore le lauréat de la Palme d’Or a un sacré bagage cinéphile – puits de savoir engrangé en tant que projectionniste, ouvreur et vendeur de VHS. Par contre côté flouze, Mister n’a rien en poche. Enfin si, quelque 20 000 dollars récoltés grâce à une figuration comme sosie d’Elvis Presley (Les Craquantes). En bref : c’est la galère. Donc forcément, niveau budget costumes… Walounietnada. Raison pour laquelle le casting a été cordialement invité à se pointer avec les fringues de leurs armoires perso. Vous vous demandiez pourquoi Mr. Pink (Steve Bluscemi) portait un ensemble dépareillé, et Mr. Blonde (Michael Madsen) une paire de santiags ? Ne cherchez plus.

2. Le personnage de Kurt Russel dans Les huit salopards est inspiré d’Harvey Weinstein

Dans Les huit salopards, Kurt Russell campe l’impitoyable John Ruth, un chasseur de primes qu’on pensait tout droit inspiré des grandes figures du western que Tarantino chéri tant. Un peu de John Wayne par-ci, du Randolph Scott par là – mais non. Ce protagoniste pour le moins frustre, introduit comme le bourreau tout désigné d’un des seuls personnages féminins du film, serait en réalité basé sur Harvey Weinstein, collaborateur phare du réalisateur dont les abus, à l’époque, n’avaient pas encore été révélés publiquement. De là à supposer une quelconque ressemblance de caractère entre l’acteur et le criminel ? Qu’on se rassure : “Kurt est la personne la plus adorable du monde”, pose Stacey Sher, notamment productrice des Huit Salopards.

3. Les œuvres de Tarantino sont TOUTES liées

Vous êtes sans doute déjà avertis du lien fraternel qui lie Vic Vega (Michael Madsen, Reservoir Dogs) et Vincent Vega (John Travolta, Pulp Fiction). Mais c’est loin d’être la seule inter-connexion de “l’univers Tarantino”. Les plus observateurs auront par exemple relevé qu’Alabama (True Romance) a été la partenaire de crime de Mr. White (Reservoir Dogs), que “La Mariée” est enterrée près de la tombe d’une certaine Paula Schultz soit la descendante du… Dr King Schlutz (Django). “Il y a toujours des histoires de famille en toile de fond”, suggère Tim Roth. Et d’exemplifier : “Dans Les 8 Salopards je joue l’arrière-arrière-arrière- grand-père du personnage que Michael Fassbender interprète dans Inglorious Basterds”. Whow.

4. Le goût de Tarantino pour la Blaxploitation est né des… Rencards de sa mère

Le micro à Jamie Foxx : ” Quentin m’a raconté : quand j’étais gosse, ma mère sortait avec des noirs. Et ces types essayaient de séduire ma mère en m’emmenant voir des films liés à la Blaxploitation”. C’est peu dire que cette sensibilisation précoce a marqué Tarantino. Personnages afro-américains forts, récits vengeurs, sens de la justice sociale… Évidente dans des films tels que Jackie Brown ou Django, on retrouve la trace du genre cinématographique à travers toute l’œuvre du réal’. Aux côtés d’autres influences parmi lesquelles le western spaghetti ou les films de kung-fu, pour ne citer qu’eux.

5. Un godemichet XXL servait à dissuader l’équipe de s’assoupir durant les tournages

Dans le milieu, on l’appelle “Big Jerry”. “C’est énorme et violet, image Samuel L. Jackson, et si vous vous endormez en plateau, vous aurez droit à une photo de lui et vous sur le walk of shame”. Une info pas si étonnante, lorsqu’on connaît la réputation de turbo-déconneur que se trimballe Tarantino. Cuite matinale pour tourner une des scènes de Boulevard de la mort, teuf improvisée en plein tournage de Django, fous rires à la pelle… Hâte de découvrir les anecdotes que nous réserve le next Tarantino. Forcément.