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Un gynécologue accusé de “viol” mis définitivement en retrait de ses responsabilités

Un gynécologue accusé de “viol” mis définitivement en retrait de ses responsabilités

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© Thomas Coex/AFP

L’enquête interne "ne retient aucune connotation sexuelle" malgré l’enquête ouverte par le parquet de Paris.

Émile Daraï, gynécologue renommé de l’hôpital Tenon à Paris visé par une enquête judiciaire pour “viol”, est définitivement mis en retrait de ses responsabilités de chef de service et de responsable pédagogique, ont annoncé jeudi 9 décembre l’AP-HP et Sorbonne Université.

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Spécialiste de l’endométriose, chef de service gynécologique obstétrique et médecine de la reproduction à l’hôpital Tenon, Émile Daraï est visé par plusieurs plaintes pour viol. L’AP-HP et Sorbonne Université avaient annoncé le 8 octobre que le gynécologue était mis en retrait de ses responsabilités pour que l’enquête interne, déclenchée un peu plus tôt par les deux institutions, “puisse se dérouler dans la plus grande sérénité”.

“Ce retrait est désormais définitif et le Pr Daraï ne reprendra ni sa responsabilité de chef de service ni de responsabilité pédagogique”, ont annoncé les deux institutions dans un communiqué commun.

Viol en réunion

Selon le rapport d’enquête, rendu public jeudi, “à la lumière des différents témoignages contre le Pr Daraï, la commission estime que l’obligation d’information de ces patientes, le soulagement de leur douleur, le respect de leurs volontés n’ont pas été respectées”. Mais “ne retient aucune connotation sexuelle alors que certains manquements ont été relevés dans le recueil du consentement à certains gestes”.

À la suite de la première plainte, le parquet de Paris a ouvert le 28 septembre une enquête pour “viol par personne ayant autorité sur mineur de plus de 15 ans”. Les investigations ont initialement été confiées à la brigade de protection des mineurs (BPM). Après une seconde plainte reçue le 30 septembre, le parquet de Paris a élargi cette enquête à l’infraction de “viol en réunion” et les investigations ont été reprises par le 2e district de police judiciaire (2e DPJ).

Le médecin, qui consulte toujours, a été accusé par plusieurs ex-patientes de pratiquer des examens vaginaux et rectaux de manière brutale et sans demander le consentement. Dans une lettre datée de mardi et adressée à Martin Hirsch, directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, le gynécologue se dit “contraint de reconnaître que ces femmes ont pu percevoir l’examen clinique que j’ai pratiqué comme dénué d’empathie et de bienveillance”. “Je suis profondément désolé, et tiens à leur présenter mes plus sincères excuses”, a-t-il ajouté.

Konbini News avec AFP