Rachel Keke reconnaît d’anciens messages de soutien à l’extrême droite, mais assure avoir changé

Rachel Keke reconnaît d’anciens messages de soutien à l’extrême droite, mais assure avoir changé

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© JULIEN DE ROSA / AFP

La députée Nupes s’est expliquée sur son compte Facebook.

La députée Nupes-LFI Rachel Keke a reconnu avoir partagé, il y a plusieurs années, des messages de soutien à Marine Le Pen ou au régime syrien, mais qui “ne reflètent absolument pas” son “combat politique” d’aujourd’hui.

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Dans un message sur sa page Facebook mercredi soir, la nouvelle députée du Val-de-Marne, ancienne porte-parole de la longue grève des femmes de chambre à l’hôtel Ibis des Batignolles, qui a battu dimanche l’ex-ministre des Sports Roxana Maracineanu, dit subir depuis quelques jours “des attaques sur les réseaux sociaux, venant en particulier de l’extrême droite, visant à [la] déstabiliser et [la] décrédibiliser“.

Il lui est notamment reproché, selon des captures d’écran, d’avoir republié des messages de soutien à la cheffe de file du Rassemblement national Marine Le Pen, ou au régime du président syrien Bachar al-Assad, accusé de “crimes contre l’humanité”, après le conflit en Syrie en 2011 qui a fait un demi-million de morts.

Mme Keke ne nie pas ces messages, mais affirme avoir changé. “Il y a quelques années, j’ai repartagé sur Facebook des posts qui ne reflètent absolument pas qui je suis et ce que je défends aujourd’hui dans mon combat politique”, écrit celle qui entend porter la voix des travailleurs “invisibles” à l’Assemblée.

“J’ai beaucoup appris de mon engagement syndical et de la lutte à l’Ibis Batignolles”, ajoute-t-elle. Elle affirme, “en tant qu’élue de La France insoumise et de la Nupes”, partager “pleinement les combats et les valeurs de ces organisations qui ont composé cette belle union de la gauche”.

“Il n’y a aucun terrain possible avec l’extrême droite. Les idées racistes, sexistes et LGBT-phobes doivent être combattues sans relâche. La lutte continue”, conclut-elle. Contactée par l’AFP, Mme Keke n’a pas répondu.

Rachel Keke “avoue avoir soutenu le régime d’El Assad [sic] et Mme Le Pen à la présidentielle en 2017. Elle a partagé des publications racistes et homophobes. Je rappelle que c’est un délit”, a réagi sur Twitter son adversaire battue aux législatives Roxana Maracineanu. “Mais elle nous assure avoir changé. Tout va bien. Ses électeurs jugeront”, poursuit l’ancienne ministre.

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Konbini news avec AFP