Placé en garde à vue, un jeune homme dénonce des violences policières dans un commissariat de l’Essonne

Placé en garde à vue, un jeune homme dénonce des violences policières dans un commissariat de l’Essonne

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© Logan Weaver / Unsplash

"Ils se déchaînaient, ils me mettaient des coups de poing au visage", raconte Mahedine Tazamoucht.

Vendredi 13 mai, Mahedine Tazamoucht, âgé de 19 ans, a déposé une plainte à l’IGPN contre des policiers qu’il accuse de violences dans le commissariat de Juvisy-sur-Orge (Essonne), a appris l’AFP dimanche de sources policières, confirmant une information de Libération.

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Placé en garde à vue dans une enquête pour outrage et rébellion, le jeune homme affirme avoir subi de nombreuses violences au sein du commissariat. “C’était de la torture, de l’humiliation. J’étais assis sur une chaise, en caleçon, menotté, et ils me tapaient”, confie-t-il au journal.

Les faits remontent à la nuit du 9 au 10 mai à Athis-Mons, ville voisine de Juvisy. Alcoolisés, trois jeunes sont contrôlés par des fonctionnaires. Mahedine Tazamoucht et deux de ses amis passent la soirée ensemble, à boire et à écouter de la musique, apprend-on dans Libération. Les policiers arrivent vers 3 h et leur posent des questions, les fouillent. Le jeune homme assure que “personne n’était agressif”. Le jeune homme raconte que la situation bascule immédiatement : au sol, menotté, il reçoit du gaz lacrymogène dans les yeux. Emmené à l’hôpital, il évoque des violences physiques et des injures racistes qu’il aurait subies dans la voiture de police.

Une fois au commissariat, les violences s’intensifient, confie le jeune homme à Libération : “Ils se déchaînaient, ils me mettaient des coups de poing au visage, des coups de pied avec la pointe de leurs chaussures dans mes tibias, ils me marchaient sur les pieds. Ils en rigolaient, il y avait à peu près six policiers à ce moment dont trois qui me frappaient. Ils s’amusaient aussi à me mettre des coups de Taser dans l’épaule et un dans le cou. Puis, ils ont menacé de me taser les parties intimes.” Le jeune homme obtiendra quatre jours d’ITT (incapacité totale de travail) lors d’un examen médical.

La plainte a été déposée vendredi auprès de l’IGPN et une enquête est en cours “pour connaître la réalité des faits”.

Cette affaire n’est pas sans rappeler les nombreux cas de violences policières survenues ces derniers mois.

Konbini news avec AFP