Christophe Castaner a annoncé l’interdiction du rassemblement prévu jeudi 10 octobre à 13 heures organisé après la tuerie qui a fait quatre morts à la préfecture de Police de Paris le 3 octobre dernier. Le ministre de l’Intérieur a en effet déclaré :
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« La manifestation prévue à Gonesse en soutien à l’assassin de la préfecture de police est une infamie et une insulte à la mémoire de nos policiers. Je me suis entretenu avec le préfet du Val-d’Oise : le rassemblement va être interdit. »
Et d’ajouter : « J’ai demandé que les propos odieux tenus par son organisateur soient dénoncés au procureur de la République, sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale. »
Sur Twitter, la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen s’était indignée comme beaucoup de représentants politiques, déclarant : « Comment croire qu’Emmanuel Macron pourrait lutter contre ‘l’hydre islamiste’ alors qu’il n’arrive même pas à faire interdire une manifestation de soutien à l’assassin de quatre policiers organisée par un ver de terre ? »
Dans une prise de parole, le chef de l’État avait effectivement appelé « la nation tout entière à lutter contre l’hydre islamiste ». Et lors de l’hommage qui leur a été rendu, les quatre policiers qui ont été abattus par Michaël Harpon ont été qualifiés par le président de la République de « victimes du terrorisme islamique ».
C’est cette expression que conteste vivement l’organisateur du rassemblement polémique, Hadama Traoré, qui assure « condamner fortement cet acte odieux et ignoble ». Sur sa page Facebook, celui qui assure vouloir lutter contre « la désinformation médiatique et politique » a posté une vidéo dans lequel il dit « avoir la rage » et réfute le caractère terroriste des crimes commis par Mickaël Harpon.
Selon lui, si Michaël Harpon « a commis l’irréparable, l’effro[yable], l’odieux », il « n’était pas un terroriste animé d’une revendication religieuse » mais quelqu’un qui « a juste pété les plombs ».
Après l’annonce du ministre de l’Intérieur concernant l’interdiction de son rassemblement, il a publié le message suivant, sans plus d’explications :
« En France, il existe la liberté de manifester. En France la police protège l’ensemble de la population française. Je suis un révolutionnaire qui fait de la politique et je suis prêt à mourir pour mes convictions. La révolution est en marche et personne ne pourra l’arrêter. »












