Les 10 % les plus riches du monde responsables de plus de la moitié des émissions de CO2

Les 10 % les plus riches du monde responsables de plus de la moitié des émissions de CO2

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© GREG BAKER / AFP

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Par Clothilde Bru

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Les émissions mondiales de CO2 ont augmenté de 60 % en 25 ans.

Les 1 % les plus riches du monde émettent deux fois plus de gaz à effet de serre que la moitié la plus pauvre de la population, selon un rapport d’Oxfam, qui réclame une « justice sociale et climatique » dans les plans de relance post-Covid.

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L’ONG s’est penchée sur la période 1990-2015, 25 années pendant lesquelles les émissions mondiales de CO2, responsables du réchauffement d’une planète qui a déjà gagné plus de +1 °C depuis l’ère préindustrielle, ont augmenté de près de 60 %.

Selon son analyse, « les 1 % les plus riches de la population (environ 63 millions de personnes) étaient responsables à eux seuls de 15 % des émissions cumulées« , soit « deux fois plus que la moitié la plus pauvre de la population mondiale ».

Et les 10 % les plus riches de la population mondiale (environ 630 millions de personnes) étaient responsables de 52 % des émissions de CO2 cumulées.

« Au cours des 20-30 dernières années, la crise climatique s’est amplifiée et le budget carbone mondial limité a été dilapidé au service d’une intensification de la consommation d’une population nantie, et non pour sortir des personnes de la pauvreté », dénonce Oxfam.

L’injustice climatique

Et les groupes qui « souffrent le plus de cette injustice sont les moins responsables de la crise climatique » : les plus pauvres et les générations futures, poursuit l’ONG, appelant les gouvernements du monde entier à rectifier le tir en plaçant justice sociale et lutte contre le climat au cœur des plans de relance économique post-Covid.

« Il est clair que le modèle de croissance économique très émetteur de carbone et très inégalitaire des 20-30 dernières années n’a pas bénéficié à la moitié la plus pauvre de l’humanité », a dénoncé auprès de l’AFP Tim Gore, expert de l’ONG.

« C’est une dichotomie fallacieuse de suggérer que nous devons choisir entre la croissance économique et le climat », a-t-il ajouté.

« La pandémie de Covid-19 fait inévitablement ressortir la nécessité de reconstruire mieux et d’inscrire l’économie mondiale sur une voie plus juste, plus durable et plus résiliente, a réagi dans le rapport l’ancien secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon. Cet engagement collectif doit avoir comme priorité de réduire les émissions de CO2 de la frange la plus riche de la société, qui pollue de manière disproportionnée. »

Konbini news avec AFP