Yamal, Karl, Dowman… : qui sont les nouveaux wonderkids du foot ?

Yamal, Karl, Dowman… : qui sont les nouveaux wonderkids du foot ?

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Photo by Robbie Jay Barratt – AMA/Getty Images

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Par Tidiany M'Bo

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À peine majeurs et l’Europe du foot est (déjà) à leurs pieds. Qui sont-ils et jusqu’où peuvent-ils aller ?

Ils sont jeunes, ambitieux, et l’Europe du foot s’est déjà familiarisée avec une grande partie d’entre eux malgré leur tout jeune âge. Car à tout juste 18 ou 19 ans, les « wonderkids » du football n’ont plus grand-chose de confidentiel. Lancés dans le grand bain par leurs clubs parfois même avant leur majorité, boostés dans leur visibilité par les réseaux sociaux, ils sont déjà pour certains en pleine lumière alors même qu’ils n’en sont qu’aux prémices de leurs carrières. Entre fascination et promesses, qui sont les « wonderkids » du football européen, ceux dont on attend qu’ils dominent le football mondial ? Petit passage en revue de ces noms que vous allez entendre très souvent dans les 10 années à venir si vous aimez le foot.

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Lamine Yamal (FC Barcelone, Espagne)

Impossible de ne pas débuter par celui qui, à 18 ans, figure déjà parmi les tout meilleurs joueurs du monde. Titre européen à 16 ans avec l’Espagne, triplé national avec le Barça à 17… Lamine Yamal n’est pas seulement un phénomène de précocité, c’est l’attraction du football mondial, celui qui incarne la magie, celui pour qui les gens allument la TV. En avance sur les temps de passage des plus grands, Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, l’Espagnol fascine par sa fraîcheur et sa faculté à inventer par le dribble ou par la passe. Sauf accident, le monde lui appartient pour les 10 ans à venir.

Endrick (Olympique Lyonnais, Brésil)

Pépinière reconnue de tous temps pour ce qui concerne la fabrique des meilleurs talents du monde, le Brésil a toujours pu s’appuyer sur de très jeunes talents. Endrick s’inscrit totalement dans cette idée, lui qui a été deux fois titré avec Palmeiras à 18 ans et sélectionné puis aligné avec la Seleçao à tout juste 17 ans. Son transfert au Real Madrid s’inscrit dans la lignée d’autres achats de joueurs brésiliens précoces réalisés par les Merengue avant lui, comme Vinicius Jr, Rodrygo ou Renier. Actuellement à l’OL pour gagner du temps de jeu en vue de gagner sa place pour la Coupe du monde puis de revenir s’imposer à Madrid, Endrick a déjà montré une belle étendue de son talent en Ligue 1 et pourrait bien réussir son pari.

Ibrahim Mbaye (Paris SG, Sénégal)

Lancé à 16 ans par Luis Enrique en 2024, avant même la signature de son premier contrat professionnel, le jeune Sénégalais se fait progressivement une place dans l’effectif du club champion d’Europe en titre. Doté de vraies qualités de vitesse et de percussion, Ibrahim Mbaye aspire à devenir plus qu’une option au sein de l’attaque parisienne, lui qui compte désormais l’expérience d’une CAN remportée avec le Sénégal dans la peau d’un impact player. Probablement l’un des joueurs phares du continent africain pour les années à venir.

Lennart Karl (FC Bayern, Allemagne)

Parmi tous les talents évoqués ici, l’Allemand, né en février 2008, figure parmi ceux dont on doute le moins de sa capacité à assumer les attentes et les promesses. Petit (1,68m), gaucher, doté d’une grande qualité de vitesse et de percussion, il a déjà marqué les esprits et réussi à gagner sa place dans la rotation des offensifs bavarois au sein d’une des équipes référence du circuit. C’est le grand espoir du football germanique et sa carrière pourrait encore décoller cet été durant le Mondial avec la Mannschaft, même s’il n’a pas encore fêté sa première sélection.

Estevao Willian (Chelsea, Brésil)

Le jeune ailier brésilien marche sur les pas d’Endrick, avec qui il a notamment contribué à la conquête du Brasileiro 2023 avec Palmeiras. Ensemble, les deux joueurs pourraient désormais contribuer au retour au premier plan de la Seleçao dans les années à venir. Plus fin qu’Endrick mais moins puissant, Estevao a lui aussi fait l’objet d’un transfert précoce vers l’Europe et Chelsea, où il peine pour l’instant à s’imposer depuis son arrivée à l’été 2025. Mais ce pourrait n’être qu’une question de temps, tant il a montré que ses qualités d’accélération et de dribble pouvaient être dévastatrices.

Rodrigo Mora (FC Porto, Portugal)

Lorsqu’on parle de précocité et de talent, difficile de passer à côté de celui qui fut tout simplement le plus jeune professionnel de l’Histoire du football portugais. Et avec Rodrigo Mora, il n’est pas question que d’âge mais aussi de talent, de style et d’allure, dans un football où les capacités athlétiques relèguent parfois la finesse technique. Auteur de 11 buts en 35 matchs pour sa première saison complète avec Porto, il a lui-aussi pris rendez-vous pour les années à venir et fait déjà l’objet de très nombreuses convoitises.

Yan Diomandé (RB Leipzig, Côte d’Ivoire)

L’Ivoirien a déjà fêté ses 19 ans mais, contrairement à d’autres prospects suivis de longue date par les meilleurs recruteurs du monde, Yan Diomandé a connu une trajectoire plus atypique. En effet, c’est aux États-Unis qu’il lance son parcours en jeunes en 2022 avant que le club espagnol de Leganès ne réussisse le gros coup en l’attirant trois ans plus tard. Après 10 matchs de Liga, Diomandé, acheté 1,5 million, est revendu pour 20 à Leipzig, où il poursuit actuellement sa progression fulgurante. Avec déjà 10 buts et 5 passes décisives, il est l’une des attractions de Bundesliga et pourrait déjà voguer vers d’autres cieux et évoluer à l’étage supérieur dès l’été prochain.

Luka Vuskovic (Hambourg SV, Croatie)

Moins réputé que ses confrères du secteur offensif, le défenseur croate figure pourtant parmi les talents précoces du continent. Lancé à 16 ans par le club de sa ville d’origine, l’Hajduk Split, Vuskovic a ensuite été verrouillé par Tottenham avant de partir s’aguerrir en prêt à Westerlo et aujourd’hui à Hambourg où il démontre ses qualités défensives mais aussi sa faculté à marquer quelques buts. Régulièrement cité parmi les meilleurs défenseurs de Bundesliga, il pourrait être le futur grand défenseur européen de sa génération.

Ayyoub Bouaddi (Lille, France/Maroc)

Dans un secteur de jeu où l’intelligence et la maturité sont indispensables, le jeune Lillois a déjà envoyé sa carte de visite au football européen la saison passée, lors d’un match remporté par le LOSC face au Real Madrid durant lequel il avait marqué les esprits. Installé au cœur du jeu des Dogues à 16 ans, Ayyoub Bouaddi fait aujourd’hui presque figure de taulier. Celui qui combine sa carrière avec une licence de mathématiques compte bientôt une centaine de matchs en pro avec les Dogues et malgré une récente prolongation de contrat, le club nordiste pourrait très vite devenir trop petit pour son talent.

Max Dowman (Arsenal, Angleterre)

Le Britannique, 16 ans depuis le 31 décembre dernier, est depuis samedi dernier le plus jeune buteur de l’Histoire de la Premier League. Entré en jeu dans les dernières minutes du match face à Everton, il a parachevé la victoire des Gunners (2-0) pour s’offrir le premier frisson de sa carrière professionnelle. Avant cela, Dowman était déjà le plus jeune joueur à avoir évolué en Ligue des champions, à 15 ans et 308 jours, et le plus jeune buteur de l’Histoire de la Youth League. A 13 ans, il jouait déjà avec les U18 d’Arsenal. Quelques mois plus tard, il s’entraînait déjà avec le groupe pro, mais les règlements européens ne permettaient pas d’aligner en match un joueur de moins de 15 ans. Faute de quoi, il aurait peut-être encore abaissé quelques records de précocité. Le Britannique incarne le futur d’Arsenal et de l’Angleterre, mais sa maturité, son aisance dans les petits espaces et la personnalité dont il a fait preuve dès ses premières apparitions en font déjà une attraction.