Mais c’est quoi encore ce sport, le ski aplinisme ?

Mais c’est quoi encore ce sport, le ski aplinisme ?

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Photo by Michael Kappeler/picture alliance via Getty Images

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Par Konbini avec AFP

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La version de compétition... du ski de randonnée.

Ce jeudi, à la télé, il y a un sport que vous n’avez sûrement jamais vu. On vous explique tout sur ces épreuves de ski-alpinisme des JO-2026 de Milan Cortina, discipline qui fait son apparition au programme cette année:

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Les origines

Le ski-alpinisme est la version de compétition du ski de randonnée, une pratique qui consiste à se balader en pleine nature et à chercher de jolies pentes à skier à la descente. Le nombre de pratiquants a explosé ses dernières années. En compétition, le but est de monter le plus vite possible à skis une ou plusieurs pentes plus ou moins longues puis de redescendre, toujours à skis. Le plus rapide remporte la course.

Les épreuves

Le ski-alpinisme compte cinq grandes épreuves : le sprint, le relais mixte, la verticale, l’individuel et l’épreuve par équipes, cette dernière étant considérée comme l’épreuve reine avec plusieurs heures d’effort. En 2026, seuls le sprint et le relais mixte sont au programme olympique.

En sprint, l’effort demandé est de courte durée (trois à quatre minutes) mais répétitif à haute intensité, avec un enchaînement d’une phase de qualification, puis trois courses (quarts, demies et finale) en élimination directe. Chaque course comprend une montée d’environ 60 mètres de dénivelé en trois étapes (skis aux pieds, skis portés et skis aux pieds à nouveau), et une descente.

En relais mixte, les équipes sont composées d’une femme et d’un homme, pour un effort plus long, au-delà de la demi-heure, avec deux passages pour chacun des membres du relais. Chacun des quatre passages se divise en deux phases de montée avec portage (skis portés) et dépotage/repotage (enlever et mettre les peaux de phoques), et deux phases de descente.

La compétition

Jeudi 19 février : sprint femmes et sprint hommes

Samedi 21 février : relais mixte

Les épreuves se déroulent sur les pentes de la Stelvio à Bormio, où sont également organisées les courses masculines de ski alpin. La phase de qualification qui précède la phase à élimination directe en Coupe du monde, en sprint ou en relais mixte, disparait aux Jeux olympiques, en raison du nombre réduit d’engagés : 18 hommes et 18 femmes en sprint, 12 nations en relais mixte.

Le sprint débute par trois séries de six partants en quarts de finale, puis deux séries de six partant en demies et une finale à six. Les deux premiers de chaque série, ainsi que les deux meilleurs temps des quarts de finale et des demies, se qualifient.

En relais mixte, les 12 équipes qualifiées sont alignées directement en finale.

Le ski-alpinisme en un objet : les peaux

Pour les phases de montée avec les skis aux pieds, les skieurs disposent sous leurs skis pour ne pas glisser, de peaux qui doivent recouvrir au moins 40% de la longueur du ski au contact de la neige.

Ces peaux sont accrochées sur l’avant et au milieu du ski. Elles sont enlevées (dépotage) pour les descentes, et doivent être rangées, généralement dans une poche à l’avant de la combinaison. En relais mixte, elles sont remises pour la seconde partie en montée (repotage).

A l’origine, elles étaient faites avec des poils de phoque, mais sont désormais en matières synthétiques. Les phases de transition pour enlever ou remettre les peaux sont cruciales, notamment en sprint car chaque course ne dure que trois à quatre minutes.

L’athlète à suivre

Lors de la saison pré-olympique 2024/25, la Française Emily Harrop a réalisé le grand chelem en Coupe du monde sur les épreuves de sprint, s’imposant notamment lors du test event sur la piste des Jeux à Bormio.

Elle a remporté la Coupe du monde de sprint en 2024 et 2025. Sa principale rivale, la Suissesse Marianne Fatton, l’a toutefois privée du titre mondial en 2025 à Morgins (Suisse). En relais mixte, elle a décroché l’or aux Mondiaux, avec Thibault Anselmet, principal rival de l’Espagnol Oriol Cardona Coll chez les hommes.