Je suis rentrée dans ma télé : ma merveilleuse première fois à Roland-Garros

Je suis rentrée dans ma télé : ma merveilleuse première fois à Roland-Garros

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Par Sandra Gomes

Publié , modifié

Dans la liste des quêtes secondaires à cocher dans une vie, il y a une place pour ça.

Comme des milliers de Français, j’ai toujours associé la fin de l’année scolaire, l’arrivée du beau temps, la promesse des vacances d’été au tournoi de Roland-Garros. Après des années de visionnage en direct de mon canapé, à 33 ans et bien loin du brevet des collèges, j’ai pu vivre en chair et en os la compétition de tennis la plus cool du pays.

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L’expérience VIP grâce aux petites bulles

Cette année, j’y suis allée pour la première fois, invitée en loge Schweppes, nouveau partenaire officiel du tournoi pour les trois prochaines années, ce qui, autant être honnête, change radicalement l’expérience. Champagne à portée de main, vue plongeante sur le Chatrier, le privilège à son paroxysme.

Ce qui m’a le plus frappée en arrivant sur les lieux, c’est que Roland-Garros, c’est immense et c’est beaucoup, beaucoup de monde. Et une fois arrivée sur le mythique court Philippe-Chatrier, c’est le bruit qui me frappe. Pas le bruit qu’on entend à la télé, propre et cadré, mais un bruit vivant, suspendu, qui se coupe net à chaque échange et reprend d’un coup dans un souffle collectif. Le public de Roland respire avec les joueurs et on vit un moment beaucoup plus convivial en vrai qu’il n’y paraissait dans l’écran cathodique.

Une première journée décisive

J’étais là pour Zverev contre Bonzi. Premier tour, dimanche 25 mai, court Philippe-Chatrier. Sur le papier, un match de gestion pour l’Allemand, numéro 2 de la tête de série en l’absence d’Alcaraz. Dans les faits, c’était déjà du grand tennis : 6-3, 6-4, 6-2 en deux heures à peine. Malgré une belle bataille du Français, côté Zverev, c’était chirurgical. Ce que je ne savais pas encore, c’est que j’assistais au tout premier match du futur champion, car Zverev a remporté Roland-Garros 2026. Après des années de finales perdues, de blessures, de statut maudit de « meilleur joueur sans Grand Chelem », il a fini par soulever le trophée des Mousquetaires le 7 juin, au bout d’une finale dantesque contre Cobolli en cinq sets, quatre heures seize minutes de jeu.

« J’y fus »

La terre battue sous le soleil de fin d’après-midi, les bulles dans le verre, et ce sentiment étrange d’être enfin de l’autre côté de l’écran. Roland-Garros, c’est comme rentrer dans un tableau qu’on a regardé toute sa vie. On croit que ça va être familier. Et puis non, c’est encore plus grand.

Merci Schweppes pour l’invitation, on se voit l’année prochaine ?