De 96 à 2025, on se remémore les finales du PSG en Coupe d’Europe

De 96 à 2025, on se remémore les finales du PSG en Coupe d’Europe

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© Michael Regan – UEFA/UEFA via Getty Images

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Par Tidiany M'Bo

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Avant d’aller défier l’Inter Milan à Munich, le club parisien a déjà joué 4 finales continentales. Avec des fortunes diverses.

Le grand jour approche pour le Paris SG. Le club de la capitale a un rendez-vous majuscule avec son histoire samedi 31 mai, à l’occasion de cette finale de Ligue des champions face à l’Inter Milan à Munich. Un peu moins de cinq ans après sa défaite au même stade de la compétition face au FC Bayern, c’est une nouvelle occasion qui se présente pour devenir le deuxième club français de l’Histoire à soulever la coupe aux grandes oreilles, après l’OM en 1993.

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Entre-temps, seule l’AS Monaco, en 2004 (battue par Porto, 0-3), avait eu pareille opportunité. Comme l’OM en 1993, Munich sera le théâtre de cette finale. Comme l’OM en 1993, ce sera face à un club milanais qu’il faudra aller forcer son destin. 

Au-delà de mettre le point final sur une quête entreprise il y a maintenant plus de 12 ans, lorsque QSI a pris le contrôle du club, le PSG a également la possibilité de devenir le premier club de l’Hexagone à remporter deux Coupes d’Europe. Avant ce PSG-Inter, il était donc temps de se replonger dans ces finales qui ont commencé à jalonner l’histoire européenne du club.

PSG-Rapid Vienne (1-0), finale de Coupe des Coupes 1996

« La consécration », titrait l’Equipe le 9 mai 1996, lendemain de la deuxième victoire d’un club français dans une compétition européenne. Trois ans après la C1 gagnée par l’OM, et au cœur d’une décennie faste pour le football français sur la scène continentale, le PSG remportait la Coupe des vainqueurs de Coupe en battant le Rapid de Vienne (1-0) au stade du Roi Baudouin à Bruxelles. Consécration car à ce moment-là, le PSG est sur une phase ascendante avec une demi-finale de Coupe UEFA en 1993, une demie de Coupe des coupes en 1994, et une demie de Ligue des champions en 1995. Paris s’impose progressivement comme une force qui compte, alors il faut désormais convertir cette montée en puissance par un titre.

Amputé par le départ de joueurs majeurs comme George Weah, David Ginola, Ricardo ou encore Valdo à l’été 1995, le PSG se renforce avec les arrivées de Laurent Fournier, Julio César Dely Valdès, Patrice Loko, Youri Djorkaeff ou encore Bruno Ngotty. Troisième du championnat la saison précédente mais vainqueur des deux Coupes, le PSG est donc aligné en C2 et élimine d’abord Molde puis le Celtic pour se hisser en quart de finale où l’attend Parme, vainqueur de la compétition en 1993 et finaliste sortant. Battu à l’aller en Italie sur un but du futur Ballon d’Or Hristo Stoichkov, Paris s’impose au Parc (3-1) grâce notamment à un doublé de Rai. En demi-finale, et mis sur orbite par un but somptueux de Djorkaeff à l’aller, les Parisiens sortaient La Corogne (1-0, 1-0) avant finalement d’aller chercher leur Graal en finale face aux Autrichiens. Bruno Ngotty, buteur sur un coup franc indirect d’une trentaine de mètres, devenant le héros de tout un club.

PSG-Juventus (1-6, 1-3), finale de la Supercoupe d’Europe 1996

Six mois plus tard, le PSG défie le vainqueur de la Ligue des champions en finale de la Supercoupe d’Europe, laquelle se joue à l’époque en match aller-retour. Luis Fernandez a été remplacé par Ricardo sur le banc et quelques cadres comme Daniel Bravo et Youri Djorkaeff ont migré vers d’autres cieux. Paris se veut ambitieux mais face à l’épouvantail de la Ligue des champions dans les années 1990 (trois finales de suite en 1996, 1997 et 1998), la Juventus de Marcelo Lippi, la claque est monumentale, historique même, avec un cinglant 6-1 infligé par les Turinois, qui menaient même 4-0 au Parc des Princes dès la mi-temps du match aller. Le 6-1 le plus marquant de l’histoire du PSG en Coupe d’Europe avant que n’advienne celui de mars 2017.

PSG-FC Barcelone (0-1), finale de Coupe des Coupes 1997

Et pourtant quelques mois plus tard, le PSG est bien de retour en finale de Coupe d’Europe avec l’occasion de conserver son titre en Coupe des coupes, un an après la victoire contre le Rapid mais avec cette fois, un défi d’une toute autre ampleur. En effet, c’est ni plus ni moins que le FC Barcelone qui se présente face aux Parisiens à Rotterdam, avec dans ses rangs des joueurs de premier plan comme le portier Vitor Baia, le défenseur Fernando Couto, au milieu Pep Guardiola, Luis Figo, Luis Enrique et devant, la nouvelle terreur du football mondial, le Brésilien Ronaldo (qui sera élu Ballon d’Or quelques mois plus tard).

Deux ans plus tôt, c’est le Paris de Luis Fernandez qui avait sorti le Barça de Johan Cruyff en quart de finale de Ligue des champions, au terme d’un sommet du jeu. Mais cette fois, c’est le Barça qui a le dernier mot. Héros à Bruxelles douze mois plus tôt, Bruno Ngotty est cette fois fautif lorsqu’il est pris de vitesse par Ronaldo, et concède un penalty que le Brésilien transformera pour l’unique but de la partie (1-0, 36e). Une défaite qui sonne aussi le glas d’une période dorée pour le PSG sur la scène continentale, puisqu’il faudra attendre près de 23 ans avant de goûter à nouveau à l’ivresse d’une grande finale.

FC Bayern-PSG (1-0), finale de Ligue des champions 2020

Après un quart de siècle en salle d’attente, et alors qu’il avait connu un déclassement progressif sur la scène continentale sous l’égide de Canal + puis Colony Capital, Paris surfe sur l’arrivée d’un nouvel investisseur, QSI, pour retrouver son lustre d’antan. Mais il faut près d’une décennie entre le rachat par le Qatar en 2011 et la finale de 2020 pour que le club matérialise ses nouvelles ambitions. Porté par certains des meilleurs joueurs du monde à leur poste et dans un contexte plombé par la crise sanitaire du Covid-19, le PSG défie en finale, à Lisbonne et à huis clos, le FC Bayern, vainqueur un peu plus tôt du Barça (8-2) puis de l’OL (3-0), tandis que Paris avait lui su disposer de Dortmund, de l’Atalanta et de Leipzig.

Dans une finale fermée, le PSG a ses chances. Neymar puis Mbappé manquant de peu l’ouverture du score. Mais c’est finalement un ancien du PSG, Kingsley Coman, qui offrira la victoire aux Allemands en deuxième période sur un coup de tête victorieux. Paris s’est rapproché de son objectif suprême, mais la marche était encore un peu haute. Elle semble l’être un petit peu moins en 2025, sur cette nouvelle finale, avec l’expérience et le vécu en plus.