Le Nintendo Direct consacré à la Switch 2 a fait grand bruit. Si beaucoup de joueurs et joueuses se réjouissent de l’arrivée de la nouvelle console le 5 juin prochain avec notamment un nouveau Mario Kart World qui excite déjà tout le monde, d’autre joueurs et joueuses se sont montrés également extrêmement critiques envers d’autres aspects de ce passage à la « nouvelle génération » Nintendo. Que ce soit le(s) prix, certaines fonctionnalités ou encore des petits détails qui fâchent, on vous a répertorié l’ensemble de ces critiques ou « ratés » de Nintendo.
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Pas si chère…
Évidemment, on se doit de commencer par la question des clochettes sonnantes et trébuchantes. Comme pour chaque nouvelle console, il va falloir casser la tirelire. Et les nouveaux prix ont refroidi quelques ardeurs. 470 € pour la console seule, 510 € pour le pack incluant Mario Kart World. C’est évidemment cher mais en réalité ce n’est pas le plus choquant.
Déjà parce que comparativement aux autres consoles Nintendo, la Switch 2 n’est pas la plus chère. En tout cas si on s’en réfère à l’évolution des prix en parité de pouvoir d’achat, c’est toujours la NES originale qui est techniquement la plus chère des consoles Nintendo. Car une console vendue 179 euros en 1985 aurait en réalité une valeur équivalente à 520 dollars aujourd’hui.
Alors oui, par rapport aux 300 euros de la Switch en 2017, ça peut paraître un grand saut mais il faut aussi rappeler que ces prix sont à titre indicatif pour les revendeurs. Notons qu’à l’origine le prix de base de la Switch originale en France était de 329 euros avant de finalement baisser en dessous des 300 euros en quelques semaines.
… mais trop chers
Le réel choc ne concerne pas tant le prix de la console en elle-même mais bien les jeux. Là où Nintendo n’osait que pas trop dépasser les 60 euros pour ses jeux Switch (du moins en version numérique), l’éditeur nippon a décidé de faire monter les prix. Le plus choquant reste probablement Mario Kart World à 89,99 euros en version physique et seulement 10 euros de moins pour la version numérique. Pire encore, l’éditeur marque une différenciation selon le jeu comme avec le nouveau Donkey Kong Bananza qui lui coûte 79,99 euros en version physique – et toujours 10 euros de moins en numérique.
Outre un prix qui devient presque prohibitif, Nintendo a ouvert la boîte de Pandore sur les tarifs de jeux vidéo alors que certains analystes estiment que des jeux très attendus comme notamment un certain GTA VI pourraient franchir la barre symbolique des 100 dollars. Et tout cela c’est sans compter ce que le public américain pourrait subir avec la nouvelle politique de taxation engagée par Donald Trump.
Enfin, il y a les petits « surcoûts éventuels » sur lesquels Nintendo n’a pas toujours bien communiqué. Par exemple, les « améliorations » de certains jeux Switch 1 pour la Switch 2 auront également un prix. D’après les premières informations sorties au Japon, il faudrait compter entre 10 et 15 euros pour par exemple profiter du HDR sur les jeux Zelda Breath of The Wild et Tears of the Kingdom. Une stratégie semblable à celle de Sony qui pratique les mêmes prix pour certains de ses « classiques » PS4 portés sur PS5.
Les grands absents et les inconnus
Outre les nouveautés, on regrette également certains absents. Deux noms sont principalement remontés : Super Smash Bros., le célèbre jeu de baston qui invite les personnages de jeux vidéo de différentes franchises (Nintendo principalement) à combattre, n’a pas eu le droit à son jeu dédié à la sortie de la Switch 2. Du côté de Zelda et Link, la récente sortie de Echoes of Wisdom fin 2024 ne donnait pas trop d’espoir de retourner immédiatement à Hyrule.
Toutefois, il manque un « vrai » jeu Mario. On entend là un jeu « étendard » comme l’avait été Super Mario Odyssey pour la première Switch. Le nouveau jeu Donkey Kong Bananza semble être le remplaçant choisi pour incarner l’arrivée de la nouvelle console mais, honnêtement, si le jeu a l’air bien, on n’y croit pas plus que ça.
Les petites arnaques en filigrane
Et puis il y a le reste, les « petits » détails comme par exemple apprendre que certains jeux « physiques » ne le seront pas vraiment. En effet, d’après le support officiel, certains jeux auront des « fausses cartouches » qui permettront de télécharger le jeu en ligne sur votre console. L’avantage du « jeu physique », comme notamment le fait de gagner de la place sur les 256 Go de stockage de la console, n’existera donc pas pour ces jeux.
Dans la catégorie « petit truc mesquin », il y a le fait que le Nintendo Switch 2 Welcome Tour, qui permet de découvrir toutes les nouveautés de la console est… payant. On parle de 10 euros certes, mais même Sony n’avait pas osé rendre son Astro-Bot payant pour accompagner la PS5. Et on rappelle que Wii Sports était gratuit avec la Wii à l’époque – et en CD physique.
Enfin, on peut aussi citer l’arrivée des jeux Game Cube sur le Nintendo Switch Online, avec même une manette dédiée à l’ancienne ! Si la nouvelle a ravi les fans au départ, il est étrange de voir que des jeux comme The Legend of Zelda : The Wind Waker voient leur version originale « lissée » pour la Switch 2 plutôt que de repartir de l’excellent remake HD sur Wii U.
Et ce n’est qu’une des nombreuses interrogations à laquelle Nintendo devra répondre, si possible avant la sortie de la console le 5 juin prochain.









