Meta continue son offensive sur le terrain des lunettes connectées. Pour le moment, leur nouvelle grosse innovation, la paire de Meta Ray-Ban Display, avec son écran niché dans le verre, n’est disponible qu’outre-Atlantique. Mais, de notre côté du monde, leur autre nouveauté, la Oakley Meta Vanguard, est disponible et vise clairement une nouvelle audience : les sportifs. On a pu tester la paire avant sa sortie ce 21 octobre.
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Des lunettes qui vont grave vite
Alors, cette nouvelle paire, elle apporte quoi de nouveau par rapport à la précédente collaboration, plus « lifestyle » entre Oakley et Meta ? Déjà, tout est histoire de caméra : au lieu d’être placée sur le prolongement de la branche droite de la paire, l’objectif de la Vanguard est placé au milieu de la paire, et ce n’est pas anodin : l’idée de cette paire est de proposer aux sportifs de filmer leurs aventures, que ce soit en running, vélo, ou toute autre sorte de sport extrême, le tout avec un « cadre » bien centré et un angle plus grand que sur les autres versions. S’il faut s’habituer à ce grand angle dans les prises de vue, la position centrale de l’objectif va ravir les amateurs de symétrie et de shots satisfaisants. Ici, ça fonce tout droit au milieu.

Oui, c’est mon miroir qui est sale © Konbini
Aussi, les contrôles ont été revus : deux boutons physiques se retrouvent sur la paire, ou plutôt dessous, au niveau de la branche droite. Si ce déclencheur placé sous la branche nous a valu quelques photos prises sans faire exprès au moment de ranger la paire dans son boîtier, son placement n’est pas anodin : il permet de porter la paire, qui reste bien en place sur le visage, avec un casque, sans bloquer l’accès aux fameux boutons. Le second, d’ailleurs, est ce qu’on appelle un « action button », configurable par l’utilisateur. Sur l’extérieur de la branche, on retrouve aussi les raccourcis tactiles comme sur les autres paires de lunettes connectées Meta, et comme toutes les zones tactiles de ce genre de wearables, on misera plutôt sur les boutons physiques et les contrôles à la voix, toujours plus précis.

Le bouton de capture et le second bouton configurable, sous la branche. © Konbini
Du son sur la piste cyclable
Autre nouveauté dédiée aux sportifs, et plus directement aux cyclistes, les hauts-parleurs dissimulés dans les branches de la paire sont plus puissants que sur les itérations précédentes. Sur le papier, c’est 6 décibels de plus ; dans les faits, il est vraiment possible de passer des coups de fil et d’écouter de la musique, confortablement, sans se couper du monde extérieur, même en plein vent. Dans la vie hors sport, si vous êtes du genre à écouter super fort vos podcasts, c’est possible, mais forcément, à volume élevé, vos voisins profiteront avec vous de votre épisode de podcast préféré.
Détails techniques, on nous promet 9 heures de batterie, et jusqu’à 6 heures avec de la musique. Vu qu’on n’a pas tenté un marathon avec, on n’a pas vérifié ces chiffres, mais la paire semble mieux tenir la charge que sa cousine la HSTN. Le boîtier, lui, promet 4 recharges environ et 50% de charge en 20 minutes. Aussi, la paire est enfin IP67 et devrait donc être sérieusement résistante à l’eau et à la poussière.
Une IA qui fait des progrès
Les promesses de l’IA embarquée dans les lunettes – et dans l’app qui va avec – font de sérieux progrès. Si cette intelligence balbutie encore parfois, que ce soit sur la traduction simultanée ou la description audio de ce que l’on voit, le bond déjà réalisé depuis le lancement de la fonction prouve que le futur est à nos portes (ou à nos yeux surtout). Petit bonus de la paire de Vanguard : une connectivité possible avec Strava ou une montre Garmin, via l’appli, pour suivre vos stats pendant vos courses et partager des clips vidéo. Des options que nous n’avons pas testées mais qui semblent être un sérieux plus pour les runners avides de stats, clairement la cible de cette paire « sportive ».
Alors, elles sont pour qui ces lunettes ?

© Konbini
Vu leur style, les Vanguard ne sont pas vouées à être vos lunettes du quotidien, contrairement aux Oakley HSTN ou à leurs cousines chez Ray-Ban, bien plus discrètes et dont les verres peuvent être adaptés à votre vue. Ici, on est là pour briller sur la piste, aller vite, filmer en slow-mo ou en hyperlapse (une fonction qui devrait arriver sur les autres paires dans une mise à jour logicielle), et flexer ensuite sur Strava ou d’autres réseaux sociaux.
À chaque nouvelle mouture de ces lunettes connectées, on touche un peu plus du doigt le fait qu’on en portera, très bientôt, tous une paire. En attendant, sur certains points, la technologie bafouille encore un peu, que ce soit côté connectivité, application ou IA, mais les usages effleurés sont extrêmement prometteurs. Ces promesses, elles arriveront vite, et on est pressés de pouvoir tester les fameuses Ray-Ban Meta Display, un pas de plus promis vers un monde post-smartphone.
Ah, et un détail, amis skateurs, il va falloir remettre la casquette à l’envers, sauf si vous voulez avoir un bon bout de votre visière sur les photos et vidéos, grand angle oblige.
Oakley Meta Vanguard, disponible sur le site de Meta pour 549 euros.
Article rédigé dans le cadre d’une mise à disposition de produit par Meta et l’agence Matriochka.









