Les Pikachu braqueurs, les Bob l’éponge pilotes de go fast, ou les mèmes « Ghiblifiés », ça ne fait plus du tout rire la CODA, l’organisation japonaise à but non lucratif créée pour protéger et promouvoir les œuvres culturelles japonaises à l’étranger. Selon Futurism, l’association rassemblant le studio Ghibli, mais aussi Bandai Namco (propriétaire de Pokémon) ou Square Enix (Final Fantasy), a demandé dans une lettre à OpenAI le 31 octobre dernier que leurs oeuvres ne soient plus utilisées pour entraîner Sora 2, le nouvel outil de génération de vidéo.
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Dans cette initiative conjointe, les éditeurs japonais « considèrent que l’acte de reproduction au cours du processus d’apprentissage automatique peut constituer une violation du droit d’auteur ». Depuis le lancement de Sora 2, on a vu débarquer dans nos feeds TikTok des parodies de séries et films d’animation, générées par la plateforme, certaines bien glauques mettant en scène des personnes décédées. Le tout sans permission, et sans aval des ayants droit.
CODA entend répondre à cette vague de vidéos hype, et lutter contre le pillage de toute l’imagerie appartenant aux studios japonais. Le groupe d’éditeurs précise que « selon le système japonais du droit d’auteur, une autorisation préalable est généralement requise pour l’utilisation d’œuvres protégées, et aucun système ne permet d’échapper à la responsabilité en cas de contrefaçon par le biais d’objections ultérieures ». Mais les réponses peinent à arriver du côté de San Francisco, la réponse d’OpenAI peine à venir concernant les droits d’auteur. Comble de l’histoire, la photo de profil du compte X du patron, Sam Altman, est… un portrait « Ghiblifié », avec pour bio : « l’intelligence artificielle, c’est cool ».









