Le site du Hellfest a été vandalisé

Dans la nuit de samedi à dimanche, le Hellfest a été victime de dégradations. Des références religieuses ont été inscrites sur le site du festival de metal.

Ce dimanche, la surprise était de mise à Clisson. "Va de retro satan", "archange saint-Michel" ou "Viva Christo rex, ave maria" (vive le christ roi, je vous salue Marie), voilà le type d'inscriptions qu'ont pu découvrir les organisateurs du Hellfest sur le site du festival. Un mois et demi avant le début des hostilités, l'évènement culturel, qui voit près de 120 000 personnes débarquer chaque année, a été pris pour cible dans la nuit de samedi à dimanche.

Sur les images publiées via le site de France 3 Pays de la Loire, des dégradations d'espaces verts sont visibes, ainsi que des inscriptions qui ne sont autres que des références religieuses, avec notamment une croix vendéenne. Aussi, comme le souligne l'hebdomadaire local Sevre et Maine, une menace était inscrite sur un container avec un simple "J-47, 1er avertissement".

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L'organisation du Hellfest compte porter plainte ce lundi 4 mai. Elle débutera, comme prévu, le montage des scènes en ce début de semaine avec, en parallèle, un renforcément de ses services de sécurité.

Des détracteurs bien connus du Hellfest

Si les organisateurs se défendent de pointer du doigt un coupable, ses détracteurs sont bien connus. À quelques semaines de l'édition 2014, une pétition orchestrée par le groupe catholique intégriste Tradition Famille Propriété demandait l'annulation du festival de metal. En cause selon eux ? Des groupes satanistes étaient invités et ils allaient "hurler leurs appels à la haine et la violence contre les chrétiens". 12 000 personnes avaient signé en bas d'un URL du site Petitio.

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À lire : “Le Hellfest est désormais une marque, avec ses propres valeurs”

Et il y a à peine un mois, le collectif "Provocs Hellfest ça suffit" contester à nouveau la tenue du festival. Sans porte-parole ni visage, il appelait à faire "des prières quotidiennes jusqu’au 21 juin" et à participer "à des protestations publiques". Sur son site, le collectif a "condamné" ce lundi la dégradation du site.

Par Louis Lepron, publié le 04/05/2015

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