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Il est (vraiment) temps d’enfin mieux manger au cinéma

Publié le

par Robin Panfili

Mieux manger au ciné est devenu une possibilité, à nous de nous en emparer.

Il est (vraiment) temps d’enfin mieux manger au cinéma

© Getty Images

Parfois, les mauvaises habitudes ont la dent dure. Parfois, on ne sait même plus d’où elles nous viennent. Parmi elles, il y a celle de manger trop salé ou trop sucré au cinéma, de manière presque frénétique. Un mauvais réflexe contre lequel l’association Mieux manger au cinéma tente d’agir, en accompagnant les cinémas et lieux culturels à repenser leur offre culinaire.

Après un premier concours l’an dernier qui a permis de récompenser douze produits plus vertueux et meilleurs pour la santé, l’association remet le couvert cette année avec un jury mené par la cheffe prodige Manon Fleury. Le concours récompensera les meilleurs produits qui répondront aux critères suivants : des produits “adaptés pour le cinéma” ; des produits gourmands, bons pour la santé et bons pour la planète ; des produits sans ingrédients controversés ; des produits créatifs et antigaspi ; et ​​des emballages recyclables.

“Les premiers retours des exploitants de salles sont très encourageants et nous ont confortés dans notre démarche. Les spectateurs ont envie d’une offre alternative, et en demandent plus. Ce nouveau concours devrait pouvoir nous permettre de proposer de nouveaux produits, en particulier dans le salé, totalement absent des salles. Mieux manger au ciné est devenu une possibilité, à nous de nous en emparer”, appuie Carole Scotta, présidente de l’association.

© Krists Luhaers / Unsplash

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Pour aller un peu plus loin, nous avons également posé quelques questions à la présidente du jury, la cheffe Manon Fleury, sur ses plaisirs coupables et sur ce qu’il faudrait faire évoluer dans les cinémas à l’avenir.

C’était quoi ton plaisir coupable quand tu allais au cinéma plus jeune ?

Le sachet de pop-corn sucré industriel avec le petit personnage. C’était presque des chouchous tellement ils étaient enrobés de caramel. En y pensant, j’ai le goût qui me revient instantanément !

Pourquoi t’engager sur le mieux-manger au cinéma ?

Parce que ça réunit tout ce que j’aime : améliorer la manière de s’alimenter au quotidien, cette alimentation-santé qui m’est chère et que j’essaie de mettre en place dans ma cuisine, et le cinéma, que j’adore et qui est un de mes passe-temps favoris. Manger au cinéma, ça peut être vu comme superflu, surtout si on ne supporte pas le bruit du pop-corn, mais me dire que je pourrais avoir des petits plaisirs raisonnables, une expérience différente en allant au cinéma, pour moi, c’est une chouette idée.

Le soda, le pop-corn… Est-ce que la manière de manger au ciné est à repenser ?

Je suis assez pour les plaisirs sucrés – les sodas, les bonbons, les trucs trop sucrés… –, même si les sodas sont un énorme fléau et s’il serait bien de les enlever de certains points de distribution. On doit pouvoir garder le réconfort des plaisirs régressifs en sortant de l’industriel, avec des savoir-faire artisanaux, des choses bien faites. On en a plein en France et c’est l’objet de ce concours : mettre en avant des marques locales de produits non transformés.

Quand tu vas au ciné, aujourd’hui, tu embarques quoi à grignoter ?

J’y vais souvent le soir, sans dîner avant la séance, et souvent je craque pour du pop-corn salé, en guise d’apéro avant d’aller dîner après le film.

Ça serait quoi le meilleur snack – qui serait meilleur pour la santé – selon toi ?

J’imaginerais bien un truc assez sucré pour garder ce côté régressif du plaisir de manger au cinéma, quelque chose dans l’esprit d’un nougat ou d’une barre de granola sucré avec miel naturel et plein de fruits secs torréfiés et caramélisés, ce genre de gourmandises.


Le concours est ouvert du 15 janvier au 31 mars aux entreprises commerciales et de l’économie sociale et solidaire (notamment agricoles, artisanales et agroalimentaires, intégrant éventuellement les compétences d’un chef ou d’une cheffe). Par ailleurs, une rubrique “Jeune Pousse” est proposée pour les entreprises de moins de deux ans qui proposent un produit prêt à la commercialisation.