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Dans une prison, l’absence de poulet-frites vire au scandale et à la rébellion

Dans une prison, l’absence de poulet-frites vire au scandale et à la rébellion

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© Alain Julien/AFP

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Par Konbini Food

Publié le

Près de Bordeaux, 50 détenus ont refusé de réintégrer leur cellule en signe de protestation.

Un vent de rébellion souffle sur la prison de Gradignan (Gironde). Il y a quelques jours, une quarantaine de détenus ont refusé de rejoindre leur cellule en signe de protestation après avoir constaté l’absence de poulet-frites à la cantine de l’établissement pénitentiaire. Si des raisons logistiques ont été avancées par l’Administration pénitentiaire et la direction de la prison, les syndicats de la pénitentiaire, eux, ont tenu à réagir à cet événement isolé, mais peu commun.

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“La cause de ce mouvement est incroyable. Tout ça pour une histoire de poulet-frites. La quarantaine de détenus entendait protester contre l’annulation de cantines de poulet-frites pour des raisons logistiques”, s’est indigné Hubert Gratraud, délégué syndical FO-Justice. “Pour rappel, cette cantine poulet-frites est une simple faveur accordée à la population carcérale et en aucun cas un dû”, a rappelé, de son côté, l’UFAP-UNSA.

Dans le langage pénitentiaire la “cantine” n’est pas une cantine à proprement. Il s’agit, en réalité, des produits que le détenu a la possibilité d’acheter en complément des repas, comme la nourriture, le tabac ou les produits d’hygiène.

Pour régler le trouble, le centre pénitentiaire a fait appel aux Eris (équipes régionales d’intervention et de sécurité) pour faire regagner les cellules. Selon le journal local Sud-Ouest, la plupart des détenus ont fini par regagner leurs cellules peu avant 20 heures, à l’exception de trois d’entre eux. Considérés comme les ”meneurs” de cette “fronde”, ils ont été placés en quartier disciplinaire.