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On a rencontré Marco Ramirez, le showrunner débordé de Marvel’s The Defenders

On a rencontré Marco Ramirez, le showrunner débordé de Marvel’s The Defenders

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Ça ressemble à un travail de détective…
Oui, mais nous n’avions pas de grand mystère à résoudre, il fallait seulement comprendre comment tout devait s’imbriquer. C’était du genre : OK, tout le monde est en place, maintenant, où les emmène-t-on ? Je ne sais pas si c’est plus dur que le boulot de Claire Danes dans Homeland, mais c’était en tout cas très compliqué et en même temps super fun.
Par exemple, nous avons dû bien réfléchir à la façon dont chaque justicier allait interagir avec les autres au moment des scènes de combat. Ils ont chacun leur style à eux. Et puis les réalisateurs de Marvel’s The Defenders ont parfois bossé sur une série Marvel, mais pas toutes. On avait donc des détails spécifiques sur la façon dont chacun se bat, ses singularités, etc. Au final, cette pièce donnait l’impression qu’on se préparait à un voyage dans l’espace alors qu’en réalité, on était seulement en train de créer une série [rires, ndlr] !

“On compare les Defenders aux Avengers, mais nos références sont aussi Les Douze salopards ou Breakfast Club”

J’ai été marquée par une scène entre Luke Cage et Iron Fist dans l’épisode 3 des Defenders. Ils se disputent et Luke finit par dire à Danny qu’il est le symbole du mâle blanc privilégié. Était-ce une façon de répondre aux critiques concernant Marvel’s Iron Fist ?
C’est une des scènes que j’ai préféré écrire d’ailleurs. Là, il ne s’agit pas d’être fidèle à la relation entre les deux personnages dans les comics. On sait que la série sort à notre époque et que Luke Cage représente quelque chose de fort. Donc, dans ce contexte, il ne pouvait pas se taire. Ils se connaissent à peine. Sa réaction face à Danny m’a semblé naturelle, organique. Il fallait que cela arrive de cette façon.
D’ailleurs, la série ne parle pas de la façon dont ils se rencontrent puis deviennent les meilleurs amis du monde. Les premières scènes de la série montrent bien que leur premier instinct est de rejeter l’idée de travailler ensemble. Il y a donc pas mal de prises de tête au début qui sont assez fun à regarder. Beaucoup de gens comparent les Defenders aux Avengers, mais la série se rapproche d’autres genres en mettant en scène un groupe de personnes réticentes à bosser ensemble. Je pense à des films comme Les Sept samouraïs, Les Douze salopards ou Breakfast Club. Ce sont des personnages qui ne veulent rien avoir à faire ensemble, ne se font pas confiance, mais ils ont un but commun et vont apprendre à composer. C’est l’un des aspects les plus fun et importants du show.
Les huit épisodes de Marvel’s The Defenders sont disponibles en intégralité sur Netflix.