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Comment des ados ont réussi à voler si facilement dans des galeries d’art new-yorkaises ?

Publié le

par Lise Lanot

Leur procédé était très bien huilé. Quelques milliers de dollars et divers objets auraient été dérobés par le groupe de jeunes.

Comment des ados ont réussi à voler si facilement dans des galeries d’art new-yorkaises ?

© Luis Villasmil via Unsplash

Les arnaques dans le monde de l’art sont légion. Demandez à Anna Sorokin, Ann Freedman ou encore Inigo Philbrick : avec un peu de verve et beaucoup d’audace, ces escrocs professionnel·le·s sont parvenu·e·s à berner le monde de l’art pour empocher de rondelettes sommes. L’essor des NFT et les records fous atteints par certaines œuvres contemporaines n’ont fait qu’appuyer l’idée que le monde de l’art était un joli terrain à arnaques, même pour les amateur·rice·s.

C’est en tout cas ce que semble avoir pensé un groupe d’étudiants new-yorkais qui a fait les gros titres des journaux à la mi-octobre. Le temps d’un week-end, les jeunes gens (“qui avaient l’air d’adolescents”, décrit Artnet) ont navigué dans cinq galeries (au moins) et ont profité de [distraire] les équipes en leur posant des questions sur les œuvres” pour voler les sacs à main, les écouteurs et les cartes de crédit de visiteur·se·s.

De faux étudiants en art

Le jeune groupe serait parvenu à dérober des biens dans les galeries Betty Cuningham, Derosia, Nicodim et Hashimoto Contemporary, situées à Manhattan. Les apprentis voleurs se sont fait passer pour des étudiants en art, posant des questions plutôt convaincantes et allant jusqu’à demander “des versions jpeg” de certaines œuvres pour brouiller les pistes et feindre au mieux leur intérêt pédagogique pour l’art.

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Ils seraient parvenus à dépenser quelques milliers de dollars avec les cartes de crédit dérobées avant que leurs propriétaires ne se rendent compte du larcin et les bloquent. Audacieux, les jeunes gens auraient tenté de poursuivre leur tournée le week-end passé mais les galeristes avaient eu le temps de se passer le mot et leur ont fermé la porte au nez.

Espérons que les galeries ne gardent pas leurs portes closes pour tou·te·s les jeunes et n’ouvrent pas leurs espaces qu’aux personnes ayant l’air de pouvoir s’offrir leurs onéreuses œuvres – dans des transactions qui ont parfois l’allure d’arnaques, elles aussi. Après tout, c’est souvent dans les milieux les plus fumeux qu’on pense pouvoir se permettre les meilleurs coups. Pour le moment, il semble qu’aucun des voleurs n’ait été arrêté.