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Comment Twitch Plays Pokemon est devenu un phénomène

Publié le

par Théo Chapuis

Comment Twitch Plays Pokemon est devenu un phénomène

Ces derniers jours, Pokémon est devenu un phénomène Internet et collaboratif impressionnant rassemblant des milliers de joueurs. Explications d’un phénomène.
A la sortie de Pokémon en 1996, Nintendo ne se doutait pas que le jeu vivrait encore à travers Internet près de 20 ans plus tard. Hébergée sur le service de streaming de jeu vidéo Twitch, une version du jeu Pokémon rouge et bleu déchaîne les passions depuis son lancement le 12 février et établit des records de popularité. Le principe : jouer une partie de Pokémon collaborative.
Sauf que si les joueurs répartis dans le monde entier se contentaient de se passer la manette, ce serait évidemment bien trop facile. La particularité de cette partie de Pokémon est que les milliers de gamers connectés en simultané peuvent imprimer leurs propres commandes au personnage principal du jeu, le jeune Red. La partie, vous vous en doutez, est donc bien souvent réduite à une anarchie des plus totales.
Des milliers de joueurs en simultané pour 31 millions de spectateurs en deux semaines : Twitch Plays Pokémon, ce sont des chiffres jamais vus sur la plateforme de jeu collaboratif. Les joueurs sont arrivés au bout du jeu après 16 jours, 7 heures, 45 minutes et 29 secondes, comme vous pouvez le constater dans cette vidéo :
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Le bilan de cette expérience sans précédent à l’échelle du jeu vidéo est impressionnant en termes de répercussions.

Expérience sociale

Le culte du Helix

Cette “expérience sociale” inédite a pris tellement d’ampleur que les participants ont créé une nouvelle religion autour du jeu, basée sur les événements imprévisibles générée par l’arnachie en ligne.
Le site Venturebeat.com l’explique ainsi :

Ces systèmes de croyances quelque peu facétieux sont apparus lors de moments cruciaux de l’histoire de Pokémon. Tout a vraiment commencé le deuxième jour, lorsque les joueurs ont eu à choisir entre deux fossiles. Cette décision a divisé la communauté Twitch avec une moitié des participants qui ont voulu sélectionner le fossile Helix, alors que l’autre moitié penchait pour le fossile Dome.
[A cause du grand nombre de joueurs simultanés] les milliers de chatteurs contrôlant le jeu vont souvent malgré eux dans le menu et cliquent sur des objets, ce qui ne fait rien du tout. Ils l’ont tellement fait que la communauté a pensé que le fossile Helix est un dieu qui surveille le collectif à mesure qu’il progresse. Ils se sont également figurés que le fossile Dome était le diable.

La logique a donné lieu à des mèmes – on l’a vu plus haut. Mieux encore : l’engouement autour de la mythologie créée par Twitch, en l’espace de deux petites semaines, a entrainé des manifestations qui dépassent de loin le simple univers de l’humour Internet. Et ça va loin.

Bandcamp, religion et mèmes

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