Sortie de l’OTAN, VIème République, université gratuite… : les principaux points du programme de Jean-Luc Mélenchon

Sortie de l’OTAN, VIème République, université gratuite… : les principaux points du programme de Jean-Luc Mélenchon

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Par Cyrielle Bedu

Publié le

Jean-Luc Mélenchon et son équipe n’ont pas souhaité parler de leur projet présidentiel sur Konbini. Faute de pouvoir discuter avec le candidat de la France Insoumise, nous avons donc décidé de recenser les principaux points de son programme.

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Institution

  • VI Republique

Le 18 mars dernier, le candidat de la France Insoumise organisait à Paris une grande marche à Paris en faveur d’une VIème République. Lors de cette manifestation, Jean-Luc Mélenchon a déclaré souhaiter que cette République soit le reflet d’une “société dans laquelle on veut vivre”. Comme en 2012, cette mesure est donc le fer de lance de la campagne du candidat. Si il est élu, Jean-Luc Mélenchon souhaiterait mettre en place une assemblée constituante, dont le but serait de rédiger une nouvelle Constitution qui serait soumise à référendum. Dans une interview qu’il a donnée en septembre dernier dans l’émission “On n’est pas couché”, le candidat expliquait également que si il était élu, une fois la nouvelle Constitution votée, il quitterait son poste de Président de la République.

Emploi

  • Le passage aux 32 heures

Dans l’Avenir en commun, le programme présidentiel de Jean-Luc Mélenchon, il est question d’une réduction du temps du travail hebdomadaire. Le candidat souhaite “généraliser une sixième semaine de congés payés” pour tous les salariés, “appliquer les 32 heures pour les salariés en travail de nuit et les métiers pénibles”, “appliquer réellement et immédiatement les 35 heures” et “majorer les heures supplémentaires (25% pour les 4 premières et 50% et plus au-delà)”. 

  • Une augmentation du SMIC à 1300 euros

Aujourd’hui, le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) est situé à 1 139,81 euros. Selon son programme, Jean-Luc Mélenchon prévoit de l’augmenter de 15 % (soit 173 euros de plus par mois). Le SMIC serait donc d’environ 1 300 euros nets sous sa présidence. Si il est élu, le candidat à la présidentielle compte également créer presque 3,5 millions d’emplois, dont 2 millions dans le secteur marchand.

“Augmenter le SMIC, c’est […] prendre une mesure efficace de relance de l’activité. A l’opposé des politiques d’austérité qui depuis des années ont précipité 9 millions de femmes et d’hommes dans la pauvreté, nous voulons tout faire pour le pouvoir d’achat des plus modestes : ce sont ceux qui consomment le plus !”, est-il indiqué dans le programme du candidat de la France Insoumise.

  • Un salaire maximum

Le candidat de la France insoumise veut plafonner les salaires et instaurer un salaire maximum pour les patrons. Selon lui, ce serait “la solution de ce qu’il est convenu d’appeler la crise de la dette publique”, explique Jean-Luc Mélenchon sur son blog. Un salaire maximum serait imposé aux patrons et aux cadres afin d’augmenter les salaires les plus bas. Dans son programme, Jean-Luc Mélenchon parle d”un cercle vertueux” qui favorisait la consommation et la relance économique.

Concrètement, tous les revenus supérieurs à deux fois le revenu médian seront taxés à 100%. Ce qui ne concerne que 15 000 contribuables qui gagnent plus de 400 000 euros annuels, selon le candidat de la France insoumise.

Politique internationale

  • Renégocier les traiter européens et sortir de l’OTAN

“L’Europe est une grande idée, mais les traités qui l’organisent sont une grande calamité”, a affirmé Jean-Luc Mélenchon lors du grand débat du 4 avril. Son idée première n’est pas de sortir de l’Union Européenne mais de la “refond[er]”. Il propose un plan A, et un plan B, qu’il détaille dans son programme :

“Le plan A, c’est la sortie concertée des traités européens par l’abandon des règles existantes pour tous les pays qui le souhaitent et la négociation d’autres règles. Le plan B, c’est la sortie des traités européens unilatérale par la France pour proposer d’autres coopérations. L’UE, on la change ou on la quitte.”

Dans ce fameux “plan A”, Jean-Luc Mélenchon dit vouloir notamment: mettre fin à l’indépendance de la Banque centrale européenne (BCE), modifier ses missions et statuts, autoriser le rachat de la dette publique directement aux Etats et interdire à la BCE de couper les liquidités à un Etat membre. Il propose aussi de dévaluer l’euro pour revenir à la parité initiale avec le dollar et de mettre en place ce qu’il appelle “un protectionnisme solidaire”.

Lors du débat télévisé du 4 avril, il a précisé qu’en cas d’accord, “le résultat des négociations sera soumis à référendum au peuple français qui décidera souverainement de sa participation à l’Union européenne refondée ou de la sortie”. Concernant sa politique internationale, Jean-Luc Mélenchon a aussi affirmé qu’il voulait sortir de l’OTAN, comme il l’explique ici lors d’un meeting à Boulogne-sur-mer:

Education

  • Université gratuite

Dans un livret consacré dans son programme à l’enseignement supérieur et la recherche, Jean-Luc Mélenchon promet que “l’université sera gratuite dès la rentrée 2017, prise en charge par l’Etat.” Il a par aussi annoncé qu‘il débloquerait deux milliards d’euros pour rénover les universités, construire des logements étudiants et aider le CNRS. Le candidat de la France insoumise veut aussi créer une allocation d’autonomie de 800 euros par mois pendant trois ans “sous condition de ressources pour les jeunes engagés dans une formation qualifiante”. S’il veut supprimer les primes au mérite et à l’excellence, il propose en revanche de recruter 5 000 chercheurs en cinq ans, qui seront exclusivement rémunérés par l’Etat et non par des organismes privés.

Santé

  • Remboursement intégral des frais médicaux

Monsieur Mélenchon propose de rembourser 100% des soins médicaux, sur le principe d’une “sécurité sociale intégrale” qui existe déjà en Alsace-Moselle. Les mutuelles seraient ainsi dissoutes et leur personnel se verrait intégré à la Sécurité sociale. Le candidat de la France insoumise rejoint ainsi la proposition de Martin Hirsch, directeur général de l’assistance publique. Il souhaite également supprimer les dépassements d’honoraires des médecins. Cette réforme “rapporterait 8 milliards d’euros”, a affirmé le candidat au micro de Jean-Jacques Bourdin le vendredi 17 mars dernier.