Si François Fillon est élu, Manuel Valls n’exclut pas de travailler avec lui

Si François Fillon est élu, Manuel Valls n’exclut pas de travailler avec lui

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Par Cyrielle Bedu

Publié le

Après avoir annoncé qu’il voterait pour Emmanuel Macron et non pour Benoît Hamon au premier tour de l’élection présidentielle, Manuel Valls a déclaré être prêt à faire des compromis avec François Fillon si ce dernier était élu.

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Mercredi 29 mars, Manuel Valls lâchait une bombe en direct sur BFM TV : contrairement à la déclaration d’engagement qu’il avait signée avant la primaire socialiste, l’ancien Premier ministre ne votera finalement pas au premier tour de l’élection présidentielle pour le vainqueur de la primaire, Benoît Hamon, mais pour le candidat d’En Marche !Emmanuel Macron.

À la suite de cette annonce, les réactions de mécontentement ont fusé de la part de soutiens de Benoît Hamon, d’internautes lambdas ou de militants PS. Sylvie Lyons-Noguier, une militante socialiste marseillaise, a par exemple indiqué qu’elle portait plainte contre le Parti socialiste et la Haute autorité des primaires pour “abus de confiance”. Selon elle, “suite aux élections primaires du candidat socialiste qui ont coûté 2 euros (les deux tours) [à] chaque citoyen, l’ensemble des membres se devaient de soutenir le candidat élu, et particulièrement M. Valls”.

Malgré ces contestations cependant, Manuel Valls ne semble pas vouloir reculer. Il va même plus loin… Dans un entretien publié le 29 mars dans l’hebdomadaire L’Obs, l’ancien maire d’Évry annonce en effet vouloir faire des compromis avec le candidat de la droite François Fillon, si ce dernier était élu à la présidence de la République :

“Il faut assumer la responsabilité d’aider le prochain président de l’arc républicain. En premier lieu Emmanuel Macron, bien sûr, dès avant le premier tour. Même si François Fillon sortait vainqueur de ce combat, il faudrait aussi chercher à trouver des compromis avec la droite parlementaire. Sans se renier, sans gommer nos différences. Mais il faut en finir avec les dogmes. Ne plus s’enfermer dans des postures figées, politiciennes, repliées sur elles-mêmes.”

En réponse, François Fillon s’est aussi dit prêt à “parler” avec Manuel Valls en cas de victoire, au nom du redressement de la France. “J’ai toujours entretenu un dialogue constructif avec Manuel Valls”, a rappelé le candidat de la droite, le 30 mars sur RTL, avant d’ajouter : “Le pays est dans une situation très grave et tous ceux qui ont le courage de vouloir le redresser doivent pouvoir parler ensemble.”

Invité sur France Info, Benoît Hamon s’est étonné que Manuel Valls soit plus prompt à faire des compromis avec le candidat Les Républicains qu’avec le candidat officiel du Parti socialiste.

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