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Tarantino refuse de se laisser “intimider” par la police

Tarantino refuse de se laisser “intimider” par la police

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Par Ariane Nicolas

Publié le

Fin octobre, le réalisateur avait dénoncé les violences policières lors d’un rassemblement à New York, provoquant la colère de syndicats de policiers américains. Il leur répond dans une interview au Los Angeles Times.
Quentin Tarantino répond à ses détracteurs. Le réalisateur américain, dont le prochain film The Hateful Eight sort le 25 décembre aux États-Unis, est au cœur d’une polémique outre-Atlantique. En cause, sa prise de position contre les violences policières lors d’un rassemblement à New York. Il avait déclaré :

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Je suis un être humain doué de conscience. Quand je vois un meurtre, je ne peux pas rester sans rien faire. Car il faut bien appeler ces meurtres, des meurtres, et les meurtriers, des meurtriers.

Plusieurs syndicats de policiers américains, à New York, Los Angeles ou Philadelphie, ont alors appelé au boycott de ses films (et notamment de celui pour lequel il est en pleine promotion), après ces déclarations. Dix jours plus tard, dans une interview au Los Angeles Times, Quentin Tarantino leur répond fermement :

Tous les policiers ne sont pas des meurtriers. Je n’ai jamais dit cela. Je ne l’ai même jamais sous-entendu.

Ce que font ces policiers n’échappe à personne. Au lieu d’examiner le problème des violences policières dans le pays, ils s’en prennent à moi. Leur message est très clair. Ils veulent que je mette la clé sous la porte. Que je sois discrédité. Intimidé. C’est que je me taise, et plus encore, que se taise toute personne qui ressent le besoin de prendre position comme je l’ai fait, dans ce débat.

La police persuadée d’avoir le soutien populaire

Interrogé par le quotidien californien, le lieutenant Craig Lally, qui représente les policiers de la LAPD, se dit certain que le public boudera The Hateful Eight à cause de cette polémique. Selon lui, Quentin Tarantino a montré “un manque cruel de sensibilité” en désignant certains policiers comme des “meurtriers”, quatre jours seulement après qu’un de leur collègues a été tué à Harlem.
Le patron de la LAPD, Chief Charlie Beck, estime pour sa part que le cinéaste “ne comprend pas la nature de la violence” à laquelle les policiers sont confrontés au quotidien. “Monsieur Tarantino vit dans un monde fantasmé. C’est comme ça qu’il gagne sa vie. Ses films sont hyper violents, mais il ne comprend pas la violence. Il est triste qu’il confonde l’usage de la force encadré par la loi et meurtre.”