L’ouragan Irma ravage actuellement les petites Antilles. Après Antigua-et-Barbuda, Porto Rico et Anguilla, ce fut au tour des îles de Saint-Barthélemy et Saint-Martin de subir de graves dégâts lors de son passage le 6 septembre. La ministre des Outre-mer est en Guadeloupe pour coordonner les secours, tandis qu’Emmanuel Macron a annoncé qu’il se rendrait sur place « dès que possible ».
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[IRMA] Saint Martin dans le mur de l'oeil subit les effets de l'ouragan IRMA #iram #ouragan #SaintMartin (Source : Rinsy Xieng) pic.twitter.com/e2j7e9KtOu
— RCI Guadeloupe (@RCI_GP) 6 septembre 2017
Depuis le mercredi 6 septembre, l’ouragan Irma, classé catégorie 5 – c’est-à-dire le niveau maximum sur l’échelle de Saffir-Simpson, qui correspond à des vents d’une puissance supérieure à 249 kilomètres par heure – fait des ravages dans la région des petites Antilles. La situation sur l’île franco-néerlandaise de Saint-Martin est des plus inquiétantes. La tempête est également passée par la petite île de Barbuda, située au sud-est de Saint-Martin, où elle a causé la mort de sept personnes.
Malgré le niveau d’alerte violet, le plus élevé qui existe, qui avait été déclenché il y a quelques jours, l’ampleur des dégâts dépasse les prévisions. Daniel Gibbs, le président du Conseil territorial de Saint-Martin, s’est exprimé sur l’antenne de RTL jeudi matin, évoquant un « état de siège » et faisant état d’une situation dramatique sans précédent : « 95 % de l’île est détruite. Il y a des cadavres de bateaux partout, des maisons détruites, des toits déchirés… C’est indescriptible. »
Auparavant, le président de la République avait déclaré redouter « un bilan lourd et cruel ». D’après Ouest France, le bilan provisoire de la situation à Saint-Martin s’élève pour l’instant à 8 morts et plusieurs dizaines de blessés. Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, était l’invité de la matinale de France Info jeudi matin et a prévenu que les « chiffres [allaient] bouger évidemment dans la journée ».
Après avoir convoqué une cellule de crise, Emmanuel Macron a annoncé un plan national de reconstruction et la création d’un fonds d’urgence pour financer ce dernier. Le chef de l’État se rendra sur place « dès que possible ». Les Pays-Bas, qui gouvernent la partie méridionale de Saint-Martin, ont également annoncé l’envoi de secours.
« Ce n’est pas les morts qu’on va compter, c’est les vivants »
Dès le mercredi 5 septembre, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, s’est rendue dans la ville de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, afin de coordonner depuis là-bas l’organisation des secours et l’acheminement du matériel nécessaire. Elle a annoncé la création d’un pont aérien entre la Guadeloupe et Saint-Martin, afin de rapatrier certains blessés et de faciliter les livraisons d’eau et de matériel médical.
L’ouragan se dirige désormais vers le sud des États-Unis et l’inquiétude monte en Floride, dont les habitants font des provisions d’eau, d’essence et de nourriture et où des centres d’accueil ont été ouverts en urgence. À Miami, certaines zones sont en train d’être évacuées, comme Miami Beach, en attendant vendredi, jour où Irma devrait toucher la ville.
Du côté de Saint-Martin, on s’inquiète encore d’une nouvelle catastrophe. Le président du Conseil territorial de Saint-Martin redoute que la situation ne s’aggrave : « Si on a un autre cyclone qui nous tombe dessus samedi, ce n’est pas les morts qu’on va compter, c’est les vivants. »












