« Je trouve ça formidable. Que la honte change de camp est essentiel. Et que les femmes, au lieu de se terrer en victimes solitaires et désemparées, utilisent le #MeToo d’Internet pour se signaler et prendre la parole me semble prometteur. »
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Ardente défenseure du droit des femmes, l’anthropologue spécialiste des sociétés africaines avait consacré une part importante de son travail aux rapports entre les hommes et les femmes.
Elle s’est éteinte dans la nuit du 14 au 15 novembre, jour où elle devait célébrer son 84e anniversaire. Elle avait publié il y a un mois à peine son autobiographie, Au gré des jours. Son éditrice, Odile Jacob, a confirmé cette information dans un message ému sur Twitter :
Françoise Héritier, que j'aimais tant, nous a quittés cette nuit. Au-delà de ma tristesse, je garderai en mémoire le souvenir d'une femme d'exception : grande intellectuelle, mais sensible, modeste et profonde. Elle était une amie. Elle était et restera un modèle.#Héritier
— Odile Jacob (@EditriceOJacob) 15 novembre 2017
Une figure incontournable du féminisme
Née en 1933 à Veauche, dans la Loire, Françoise Héritier fait la rencontre de l’anthropologue Claude Lévi-Strauss à 20 ans, tandis qu’elle suit des cours d’histoire-géographie. Elle sera son élève assidue, jusqu’à lui succéder au Collège de France en 1982. Elle deviendra alors la première femme anthropologue à cette chaire, qu’elle occupera jusqu’à la fin des années 1990.
Au cours de sa carrière, elle a écrit sur la parentalité, l’inceste et la suprématie masculine. Depuis ses 50 ans, elle était diminuée par une maladie auto-immune rare qui l’empêchait de marcher.
La parole résolument moderne de Françoise Héritier, devenue une figure incontournable du féminisme, trouvait encore aujourd’hui un écho retentissant.












