En 2012, Mohamed Merah tuait trois militaires, un enseignant ainsi que trois élèves d’une école juive. Ce lundi 2 octobre, s’ouvre le procès de son frère, Abdelkader, soupçonné de complicité d’assassinats.
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« Les faits sur lesquels nous allons nous prononcer sont terribles », a déclaré dès le début de l’audience le président de la cour, Franck Zientara, selon l’AFP. Il est vrai que les villes de Toulouse et de Montauban restent aujourd’hui endeuillées par les tueries de Mohamed Merah, en mars 2012. Les identités des militaires Imad Ibn Ziaten, Abel Chennouf, et Mohamed Legouad, de l’enseignant Jonathan Sandler, et des enfants Gabriel Sandler, Arieh Sandler, et Myriam Monsonégo – tous les quatre tués devant l’école juive Ozar Hatorah – restent dans tous les esprits.
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— Actu Toulouse (@actutoulouse) 19 mars 2017
Cinq ans après ces assassinats perpétrés « au nom du jihad », s’ouvre donc (enfin) ce lundi 2 octobre le procès du frère aîné de Mohamed Merah, Abdelkader, et d’un ami d’enfance du tueur, Fettah Malki, devant la cour d’assises de Paris. Soupçonnés d’avoir aidé l’assassin dans son entreprise terroriste, les deux hommes sont poursuivis pour complicité.
Abdelkader Merah, 35 ans, aurait en effet participé au vol du scooter utilisé par son frère cadet lors de ses tueries. Arrêté quelques jours seulement après l’assaut donné dans l’appartement du terroriste, celui que l’on surnommait Ben Laden dans son quartier nie cependant avoir été au courant des intentions criminelles de son frère, nous rapporte France Info, mais reconnaît avoir fourni le véhicule.
« C’est trop dur de mettre les pieds ici, ça réveille toute cette douleur », expliquait avant le procès Latifa Ibn Ziaten, mère de la première victime de Mohamed Merah, qui préside aujourd’hui une association pour la jeunesse et la paix en hommage à son fils. « Je suis restée debout parce qu’il est mort debout […]. Je resterai debout pour la France », a-t-elle conclu.
Considéré comme un salafiste radical par les services de renseignements français, Abdelkader Merah avait déclaré après les meurtres de son frère : « Je suis fier de mon frère. Tout musulman aimerait se faire tuer par son ennemi. » Il risque aujourd’hui la réclusion criminelle à perpétuité.












