Emplois fictifs présumés : la justice enquête sur David Rachline, directeur de campagne de Marine Le Pen

Emplois fictifs présumés : la justice enquête sur David Rachline, directeur de campagne de Marine Le Pen

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Par Cyrielle Bedu

Publié le

Selon Le Canard enchaîné, le parquet de Lille aurait ouvert une enquête préliminaire contre le Front national pour soupçons d’emplois fictifs au conseil régional du Nord-Pas-de-Calais. Le cas du directeur de campagne de Marine Le Pen, David Rachline, intéresse particulièrement la justice.

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Selon le Canard enchaîné daté du mardi 5 avril, le groupe Front national (FN) du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais (désormais appelé Hauts-de-France) serait visé par une enquête préliminaire du parquet de Lille pour détournement de fonds publics. L’affaire concernerait des soupçons d’emplois fictifs durant la période 2010-2015. Les enquêteurs auraient commencé à travailler sur cette affaire dès janvier 2016, après avoir reçu un courrier anonyme portant sur trois emplois présumés fictifs au sein de ce groupe FN.

Le sénateur du Var et maire de Fréjus David Rachline, 29 ans, est notamment concerné par cette enquête. Celui qui est actuellement le directeur de campagne de Marine Le Pen serait en effet soupçonné d’avoir été salarié par le groupe Front national du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, alors qu’il était en même temps élu de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Comme l’explique Francetv info, M. Rachline aurait ainsi perçu la somme de 11 000 euros net, versée par le conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, entre janvier et mars 2010. Invité mercredi 5 avril par La Chaîne parlementaire (LCP), le conseiller de Marine Le Pen n’a pas démenti les écrits du Canard enchaîné le concernant.

Selon le Canard enchaîné, Marine Le Pen est ainsi soupçonnée “d’avoir préparé la campagne présidentielle de 2012 depuis le conseil régional, en utilisant les moyens humains et matériels de la collectivité”. D’après une source citée par le Canard :

“Ils étaient 18 élus [au conseil régional, ndlret fonctionnaient avec trois ou quatre collaborateurs en permanence […]. Ils en changeaient sans cesse. Le Pen s’est servie du groupe comme d’une pouponnière, comme d’une pépinière. Ils venaient faire une sorte de stage, et on les retrouvait candidat aux municipales ou aux départementales.”

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