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Égypte : des méthodes archaïques pour détecter l’homosexualité

Publié le

par Anaïs Chatellier

Égypte : des méthodes archaïques pour détecter l’homosexualité

Des méthodes de détection de l’homosexualité d’un autre siècle

Les examens anaux, des “actes de torture”

Pourtant, de nombreuses associations de défense des droits de l’homme dénoncent depuis longtemps ces méthodes archaïques. “Les examens anaux réalisés de force à la demande d’un État ont été reconnus comme actes de torture par le Comité des Nations Unies contre la torture“, rappelle Human Rights Watch. D’autant plus que ces tests sont loin d’être fiables et jouent davantage sur l’intimidation pour faire avouer à la personne sa sexualité.
Les médecins légistes reconnaissent que la forme de l’anus ne constitue pas une preuve déterminante ni suffisante d’homosexualité” déclarait l’avocat engagé Nizar Saghieh, lors du scandale au Liban des “examens de la honte” exercés dans certaines casernes afin de vérifier la sexualité des personnes suspectées d’homosexualité. Et la liste des pays où ces examens anaux sont routine est longue. Selon Buzzfeed, pas mois de 80 pays criminalisent encore la sodomie.
En Égypte en tout cas, ces examens anaux ne semblent pas poser problème à grand monde puisque même certains avocats, qui soutiennent pourtant les droits LGBT, ne paraissent pas remettre en question leur légitimité. Il paraît même que dans certains cas, ce sont eux qui font la démarche auprès de la police pour qu’un examen soit réalisé sur leur client dans l’espoir que cela pourra l’innocenter…

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