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Docu : du porno et des tentacules au Japon

Docu : du porno et des tentacules au Japon

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Par Naomi Clément

Publié le

Un film sur l’érotisme tentaculaire du Japon

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Intitulé Cachez-moi ce poulpe, ce film co-produit par Arte France et Bridges nous plonge dans les coulisses de la pornographie japonaise, où la censure a parfois contraint les artistes à redoubler de créativité pour contourner les interdictions, métamorphosant les phallus en tentacules – et multipliant ainsi les possibilités sexuelles, titillant l’imaginaire.

C’est notamment le cas de Toshio Maeda, pionnier du genre et auteur controversé du manga Urotsukidoji, dans lequel des humain(e)s se font attaquer par des monstres tentaculaires. C’est également celui du photographe Daikichi Amano, qui a eu l’idée de transformer les partenaires humanoïdes et conventionnels de ses modèles en anguilles vivantes, en poulpes mouvants. Un façon de donner vie à l’œuvre d’Hokusai et au shokuju de façon générale, mais peut-être aussi d’incarner les peurs de l’archipel, où les attaques de vagues géantes font partie du quotidien.
Entre entretiens avec des journalistes de Libération, de Première ou encore du Tag Parfait et images tirées des œuvres japonaises les plus sulfureuses, cette enquête de douze minutes analyse les fantasmes et défait les paradoxes du porno nippon, depuis ces fameuses shunga, premier jet de la pornographie nippone, jusqu’aux récents hentai. 
Cachez-moi ce poulpe est disponible sur le site d’Arte Creative.
Article publié le 2 février 2015.
-> À lire : Traditions, Hokusai et yakuzas : rencontre avec Horiyoshi III, illustre maître-tatoueur japonais