Le peintre français, connu pour coucher ses visions cauchemardesques sur des couvertures de magazines de skate, est allé à la rencontre des journalistes, photographes et réalisateurs qui ont façonné la culture skate.
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Kingpin, Transworld Skateboarding, Thrasher… Ces noms, que certains ne connaissent qu’estampillés sous forme de lettres enflammées sur des T-shirts en coton, sont ceux des mythiques magazines qui ont permis à la culture skate de briller à travers la planète – et qui ont, de ce fait, bercé les fantasmes de nombre d’adolescents dans les années 1990.
Parmi eux, Lucas Beaufort. Du haut de ses 35 ans, cet artiste originaire du sud-est de la France ne compte en effet plus les heures passées à tourner les pages de ces publications, peuplées par les exploits des plus grandes figures du skate. « J’ai toujours été un grand fan des magazines papier de skate, que je collectionnais minutieusement, confie l’artiste sur son site. [À l’époque], ces magazines étaient le seul moyen de s’informer sur ce qu’il se passait dans le monde en matière de skate. Ils signifiaient énormément pour moi, avant l’ère d’Internet. » D’ailleurs, ces canards font aujourd’hui partie intégrante de son art, puisqu’ils constituent le support sur lequel il peint ses monstres colorés.
Désireux de rendre au skate ce que ce dernier lui a donné, Lucas Beaufort est parti à la rencontre des personnes qui ont passé leur vie à documenter le monde du skateboard, dans le but d’étudier l’évolution des médias de skate sur trois périodes-clés : des années 1990 à 2000, de 2000 à 2016, et sur les dix prochaines années. Des conversations passionnantes récoltées aux quatre coins du monde, des États-Unis au Japon en passant par l’Europe, qu’il a réunies au sein d’un documentaire baptisé Devoted, qui sortira au mois de juin 2017.












