« Tirer un pénalty sans gardien et rater le but » : après sa défaite, la droite pulvérise Fillon

« Tirer un pénalty sans gardien et rater le but » : après sa défaite, la droite pulvérise Fillon

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Par Théo Mercadier

Publié

Quelques instants après l’annonce de sa déroute, la droite a dégainé l’artillerie lourde contre le candidat plombé par le PenelopeGate. 

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C’est l’heure des règlements de compte, et pas qu’un peu. Plombé par les affaires, le candidat Fillon a décidé coûte que coûte de poursuivre son chemin de croix et a refusé d’abandonner la course à la présidentielle. Sauf qu’avec 19,9 % des suffrages exprimés, François Fillon n’accède pas au second tour tant désiré et s’expose à un tir nourri de la part de sa famille politique, qui lui reproche (à juste titre) d’avoir perdu « l’élection imperdable ».

Ça commence avec Rachida Dati qui, sur France 2, n’a pas mâché ses mots pour exprimer son affliction face à cette déroute : « C’est une défaite claire pour notre parti, notre famille politique. » Jusque-là, François Fillon ne s’en sort pas trop mal, et puis … « La France de droite existe, la France de gauche existe, aujourd’hui, simplement, ceux qui représentent ces deux tendances [se sont] mal comportés », notamment dans les « méthodes pour faire campagne ». Cette fois-ci la cible est claire, c’est bien la campagne du député parisien qui est visée. « Moi je dis : quel gâchis », balance-t-elle avant d’ajouter : « Une défaite morale, historique de la droite. »

Même son de cloche anti-François sur le plateau de BFM, où Éric Woerth, après avoir pourtant participé à la campagne du candidat de la droite, lui tape allègrement dessus : « Ce n’est pas la droite qui a perdu, c’est Fillon. » Un constat acerbe que partage Gérald Darmanin, vice-président LR des Hauts-de-France, interviewé par Le Parisien. « C’est une défaite personnelle de François Fillon », déplore-t-il, tout en critiquant une campagne hors-sol et une « ligne politique trop peu à l’écoute des aspirations populaires. » 

« Fiasco lamentable »

D’autres ténors des Républicains se sont appliqués à descendre celui qui a signé « l’acte du décès du parti », d’après les mots du député George Fenech, figure de proue du mouvement appelant François Fillon à laisser un candidat plus crédible prendre le relai de la campagne. Face à l’obstination, puis à la sanction logique, les barons du parti tentent tant bien que mal de se désolidariser du pestiféré afin de limiter la contamination lors des législatives à venir. Sur France 2, Jean-François Copé a ainsi évoqué un « combat réputé imperdable pour la droite et qui se termine en fiasco lamentable », alors que Nadine Morano l’accuse de les avoir « empêchés de faire campagne ».

Après la débâcle, quid de l’avenir politique de François Fillon ? Plutôt sombre, si l’on en croit la même Nadine Morano. Sur France Info, celle-ci souhaite qu’il « tire les conséquences de sa défaite et quitte la présidence des Républicains », ni plus ni moins. « Est-ce que vous imaginez aujourd’hui François Fillon chef des Républicains pour nous emmener à la victoire des législatives ? Nous avons déjà eu un suicide : ça serait l’enterrement de notre famille politique », a-t-elle encore déclaré.

Ce premier tour de l’élection présidentielle nous aurait presque fait oublier que, le même soir, le mythique Clásico opposait le FC Barcelone au Real Madrid. Un événement footballistique qui a probablement inspiré ce tweet au député européen LR Renaud Muselier :

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