La cote de popularité d’Emmanuel Macron est en chute libre

La cote de popularité d’Emmanuel Macron est en chute libre

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Par Théo Mercadier

Publié le

La popularité du chef de l’État a été quasiment divisée par deux en un petit peu plus de deux mois.

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Ah, la tuile ! Trois mois à peine après avoir été élu président de la République, Emmanuel Macron voit sa cote de popularité dévisser sec. D’après le baromètre YouGov* réalisé pour le Huffington Post et CNews, sorti ce jeudi, “Jupiter” ne cumule plus que 36 % d’opinions favorables chez les Français. Fin mai encore, ils étaient 62 % à voir son action d’un bon œil. Bref, une bonne grosse baisse qui le rend aujourd’hui moins populaire que son Premier ministre, Édouard Philippe, qui culmine à 37 % d’opinions favorables.

Comme le rappelle BFM TV, il faut remonter jusqu’à 1995 et l’impopulaire Jacques Chirac pour trouver trace d’une chute à ce point vertigineuse. Et assez logiquement, le corollaire de cet écueil “sondagier” est une montée en flèche du nombre de personnes qui assurent ne pas porter le président dans leur cœur : près d’un Français sur deux (49 %) se dit mécontent de son action, soit une hausse de 13 % sur le seul mois de juillet.

Des couacs et des réformes

Il semblerait donc qu’Emmanuel Macron paye cher les couacs de son gouvernement – qui au passage ne récolte que 33 % d’opinions favorables – et les erreurs de com’ à répétition. Baisse du budget de l’armée, clash frontal et démission ostentatoire du chef d’état-major avant, finalement, un rétropédalage et une hausse du budget de la défense : la séquence a marqué les esprits, et pas pour le mieux.

Le mois de juillet a aussi été marqué par des réformes peu populaires. Le rabotage des aides au logement (APL) de 5 euros a provoqué l’ire d’une bonne partie des Français, colère qui s’est déversée sans retenue sur les réseaux sociaux. Dans la même veine, la hausse de la CSG n’a pas ravi tout le monde, surtout les 60 % des retraités qui voient leur pouvoir d’achat entamé.

Ajoutez à cela l’inexpérience manifeste des députés de La République en marche (LREM), à la peine lorsqu’il s’agit de débattre de sujets de fond à l’Assemblée nationale, et vous obtenez un climat peu propice à un renforcement de la popularité présidentielle.

* Enquête réalisée du 26 au 27 juillet auprès de 1 003 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.