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Le graffeur Boris arrêté pour des vidéos postées sur YouTube

Publié le

par Tomas Statius

Le graffeur Boris arrêté pour des vidéos postées sur YouTube

Des vidéos pour la fin du jeu de Boris

D’après l’article du Parisien c’est en décembre 2013 que la RATP porte plainte après avoir découvert la mini-clip “The Harlem Shake. Paris Métro.” ouvrant alors la voie à une enquête. Dans cette vidéo , on y voit le graffeur danser au rythme du titre de Baauer devant une peinture réalisée pour l’occasion sur une rame de métro.
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Suite à l’examen de la manne d’images où le writer se montre à visage découvert, les enquêteurs ont fini par retrouver sa trace, au terme d’une ultime filature. C’est ce lundi 5 mai que la police a appréhendé Boris là où il vivait, en compagnie de deux hommes pris eux aussi dans les filets des forces de l’ordre. 400 bombes de peintures et de nombreuses vidéos d’action ont été découvertes.
Le Parisien rappelle que l’individu de 25 ans était connu des services de police. Pour graffiti bien-sûr mais aussi pour port d’armes.

Du graffiti ivre libérateur

“Only The Internet Can Judge Me”

Writer, Boris est également à l’origine d’une des entreprises les plus originales du milieu graffiti, le site The Grifters. Un projet qu’un article de Montana propulse “phénomène le plus important qui a été lancé dans le graffiti depuis que l’ère des réseaux sociaux”. Rien que ça.
Blog, producteur de contenus, de reportages (on se souvenait du long-format sur les 1Up), réalisation de clips (récemment la vidéo pour le dernier titre de DJ Pone “Dipodaïne“), ventes de fringues, éditeur, l’entreprise est une sorte de couteau-suisse dédiée entièrement au graffiti.
C’est cette rupture délibérée de l’anonymat qui fait de Boris un graffeur avec un truc en plus : il s’affiche fièrement en train de peindre là où la plupart se floutent ou modifient leurs voix.

En faisant de chacune de ses apparitions un évènement, il fait de son visage un tag qu’il appose aux quatre coins de l’Internet. Une personnalisation originale dans le milieu du graffiti et une omniprésence numérique qui semblait le prémunir de toute condamnation. “Seul l’internet peut me juger”, aimait-il écrire. Il s’est trompé.
Suite à la publication de l’article, les réactions ne se sont pas faite attendre. Si le mot-dièse #FreeBoris grossit à vue d’oeil sur Twitter, notons la création sur Facebook d’une page faisant de la libération du graffeur sa raison d’être. Pour l’instant 6000 personnes ont rejoint le mouvement.

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