Dans un rapport publié lundi 5 septembre, l’ONG japonaise Human Rights Now souligne le laxisme des autorités japonaises face aux images pédopornographiques.
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En 2015, l’ONG Human Rights Now avait déjà publié un rapport soulignant la présence forte de la pédopornographie et de la prostitution infantile au Japon. Sa nouvelle enquête souligne le peu d’améliorations dans ce domaine, et surtout le laxisme des autorités qui agissent peu contre ce phénomène.
C’est l’AFP qui a partagé en grande partie ce rapport, pas encore disponible sur la plateforme anglophone de l’organisation. L’ONG japonaise y dit avoir réussi à mettre en avant « un déluge de photos et vidéos qui […] présentent de forts soupçons de pédopornographie. » Au cours de leur enquête, les responsable ont collecté des vidéos comportant des scènes sexuellement explicites avec des mineurs, et surtout recensé des sites Internet peu voire pas contrôlés consacrés à cette pratique illégale.
Chaku-ero
Le rapport dénonce surtout le laxisme des autorités supposées stopper la prostitution d’enfants. « Les contrôles ne sont pas effectués du fait qu’il est difficile d’établir s’il s’agit ou non de pédopornographie quand l’âge des protagonistes n’est pas précisé » peut-on lire dans le rapport, sans oublier que « les enquêtes dans les circuits de distribution et ventes sont insuffisantes« .
Ces images de jeunes filles aux tenues suggestives sont relativement communes au Japon, elles font partie du phénomène appelé « chaku-ero ». C’est le nom donnés au fétichisme sexuel concernant les images érotiques de jeunes femmes habillées avec des vêtements très moulants, très échancrés ou en sous-vêtements.
Le média Vice avait d’ailleurs fait un reportage l’année dernière sur les « school girls » ( soit « les écolières ») au Japon, soulignant la sexualisation dont elles faisaient l’objet, voire les trafics humains qui en découlaient. À la même époque, une rapporteure de l’ONU avait déclaré que 13 % des écolières japonaises avaient des rendez-vous rémunérés, certains à caractère sexuel. Le gouvernement japonais avait exigé que ces chiffres soient retirés, tout en n’apportant pas d’arguments contraires aux affirmations données. En conclusion de son rapport dévoilé le 5 septembre, Human Rights Now recommande une plus grande implication « des organismes étatiques, des autorités locales, des institutions publiques et de la société en général« .












